Sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama est officiellement annoncé le lancement des activités … du Mois de la Femme, ce lundi 23 février 2026, au Centre de Judo du Commissariat général de la Police nationale congolaise, à Kinshasa.
Cette journée d’information, organisée à l’intention des partenaires et de la presse, a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, sécuritaires et de la société civile dans le but de renforcer la protection et l’autonomisation des femmes et des filles en République démocratique du Congo.
Un lancement placé sous le signe de l’engagement collectif
Dans son adresse solennelle, la ministre du Genre a placé la barre très haut, rappelant que la promotion des droits des femmes dépasse le cadre institutionnel.
« La cause des femmes n’est pas une cause sectorielle : elle est une cause nationale », a-t-elle déclaré.
La ministre Micheline Ombae a rappelé que le Mois de mars dépasse la simple symbolique pour devenir un véritable temps d’action.

« Le mois de mars n’est pas simplement une date inscrite dans le calendrier. Il est une saison d’espérance, un temps de vérité et une lumière que nous allumons ensemble pour éclairer le chemin de la justice et de l’égalité », a-t-elle déclaré devant les participants.
Par ces mots, la ministre a voulu repositionner cette célébration comme un moment de responsabilité nationale. Elle a également insisté sur la résilience des Congolaises face aux crises, notamment dans l’Est du pays.

« Pourtant, au cœur des cendres, elles demeurent debout. Elles soignent. Elles nourrissent. Elles reconstruisent. Elles espèrent », a-t-elle affirmé.
Des thèmes 2026 porteurs d’exigence et de responsabilité

Pour l’édition 2026, deux orientations fortes ont été retenues. Le thème international « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles » fait écho au thème national : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC ».
« Ces thèmes ne sont pas des slogans. Ils sont des engagements. Ils nous interpellent. Ils nous obligent », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation concrète des institutions et des partenaires.

Elle a replacé cette vision dans la priorité politique du pays, soulignant l’implication du Chef de l’État et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Selon elle, la promotion des droits des femmes constitue aujourd’hui un levier majeur de stabilité sociale et de relance économique.
Une feuille de route ambitieuse pour mars 2026

Dans la suite de son intervention, Micheline Ombae a présenté l’architecture des activités prévues tout au long du Mois des droits des femmes. Elle a insisté sur la cohérence stratégique de cette programmation, conçue pour produire des résultats mesurables.
« Le Mois des Droits des Femmes 2026 doit être un tournant historique : un tournant contre les violences, un tournant pour l’autonomisation économique et pour la dignité retrouvée », a-t-elle précisé, une phrase qui résume l’ambition politique portée par le ministère.

La ministre a par ailleurs salué l’implication des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des institutions publiques et privées, appelant chacun à jouer pleinement son rôle pour transformer les engagements en impacts concrets sur la vie des femmes congolaises.
Un pagne officiel porteur de messages de protection
Prenant la parole à son tour, la secrétaire générale au ministère du Genre, Esther Kamuanya Biayi, a présenté le pagne officiel du Mois de la Femme 2026. Elle a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’un simple tissu commémoratif, mais d’un véritable outil de sensibilisation.
Selon elle, les visuels et messages intégrés au pagne mettent l’accent sur la lutte contre les violences basées sur le genre, y compris les violences numériques. Elle a rappelé que les attaques en ligne contre les femmes constituent des infractions punies par la loi et que chaque Congolaise doit connaître ses droits dans l’espace digital.

Elle a également insisté sur la nécessité de rapprocher les femmes des forces de sécurité afin de renforcer le sentiment de protection dans les espaces publics. Le pagne, proposé au prix symbolique de 30 000 francs congolais, entre aussi dans une logique de solidarité, une partie des recettes étant destinée au soutien de femmes vulnérables, notamment à Bukavu et à Goma.
Des messages de soutien des autorités locales et associatives

Denise Vila, bourgmestre adjointe de la commune de Lingwala, dans son mot de bienvenue, a salué une initiative qu’elle a qualifiée de louable. Elle a exprimé sa gratitude envers la ministre du Genre pour son engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des femmes congolaises, tout en souhaitant la bienvenue aux participants.
De son côté, la présidente de l’Association des Épouses des Policiers pour le Développement (AEPD) a mis en avant le rôle de sa structure dans l’encadrement et l’autonomisation des femmes issues des familles policières. Elle a souligné que l’objectif commun reste la promotion de la justice au sein du milieu familial et l’émancipation de la femme congolaise.
Son message s’est voulu également solidaire envers les femmes de l’Est du pays, qu’elle a encouragées à rester fortes face aux épreuves. Pour elle, la femme congolaise demeure un symbole de résilience et de valeur pour toute l’Afrique.
L’initiative « Wax Maman Moseka » au service de la solidarité
La directrice générale d’Objectif Group, Anady Sarah Kibalabala, a présenté la collection de pagnes « Wax Maman Moseka », une initiative qui met en lumière le travail des femmes congolaises.
Elle a expliqué que cette marque, inspirée de l’héritage de sa mère, vise à conjuguer valorisation culturelle et action sociale. À l’occasion du 8 mars 2026, une partie des recettes issues de la vente des pagnes sera reversée pour soutenir les familles des FARDC en difficulté sur le front.
L’ambition de cette initiative est de contribuer aux efforts de paix dans l’Est du pays tout en renforçant l’autonomisation économique des femmes.
L’appui des partenaires internationaux
Au nom des partenaires techniques et financiers, le représentant de ONU Femmes a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner la République démocratique du Congo dans ses efforts en faveur de l’égalité de genre.
Il a insisté sur la nécessité de consolider les actions conjointes pour bâtir une société plus juste, inclusive et équitable. Son intervention a rappelé l’importance du partenariat international dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur des femmes.
La cérémonie s’est finalement achevée par la visite des stands de vente de pagnes par la ministre Micheline Ombae, guidée la direction d’Objectif Group, marquant le début officiel d’un mois placé sous le signe de l’action en faveur des droits des femmes en RDC.
Lydia Mangala


