Le centre d’appels « Allô École », lancé en mars 2022 par le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, vient de recevoir les éloges d’une délégation de la Banque mondiale.
Conduite par Daniel Hugo Dulitzky, directeur régional du secteur du développement humain, cette visite a mis en lumière l’efficacité du dispositif gratuit, accessible en six langues, qui recueille les signalements de violences et d’abus en milieu scolaire.
Une visite clé de la Banque mondiale

Arrivée à la Direction de Gestion de Communication, la délégation de la Banque mondiale a pu observer le fonctionnement quotidien du centre d’appels.
Accompagné des responsables du ministère, M. Dulitzky a salué la rapidité de traitement des alertes et la pertinence des données collectées pour orienter les politiques publiques.
Sa prise de parole a souligné l’importance de la plateforme 178 comme composante essentielle du Mécanisme de gestion des plaintes, gage de transparence et de redevabilité dans le secteur éducatif.
Un dispositif innovant de lutte contre les violences scolaires

Depuis son inauguration, plus de 40 000 plaintes ont été enregistrées, couvrant des situations variées : harcèlement entre élèves, maltraitance de la part de certains encadrants, ou encore pressions liées aux frais cachés.
Grâce à une interface multilingue, chaque appelant peut s’exprimer dans la langue nationale de son choix, garantissant ainsi un accès inclusif et adapté aux réalités linguistiques de la RDC.
Les opérateurs, formés aux questions de protection de l’enfance, analysent chaque dossier et orientent les signalements vers les services compétents, qu’il s’agisse d’enquêtes pédagogiques ou d’interventions sociales.
Un impact concret pour la gratuité de l’enseignement primaire

Au-delà de la lutte contre les violences, « Allô École » joue un rôle décisif dans la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire.
En identifiant les obstacles à la prise en charge effective des élèves notamment les frais illégaux, le manque de fourniture scolaire ou les difficultés d’accès, le numéro vert permet aux autorités d’ajuster les ressources et de renforcer la supervision des établissements.
Les retours d’expérience alimentent ainsi un suivi plus fin des établissements scolaires, contribuant directement à l’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation.
Un appel à la vigilance citoyenne
La visite de la Banque mondiale rappelle que la protection des enfants en milieu scolaire est l’affaire de tous.
Le ministère encourage élèves, parents et enseignants à ne pas hésiter à composer le 178 dès qu’un comportement abusif est observé.
Accessible gratuitement sur tout le territoire, ce numéro vert poursuit un double objectif, celui d’offrir aux victimes un canal sûr pour dénoncer les injustices et de mobiliser la communauté éducative autour d’une école respectueuse et bienveillante.
Lydia Mangala


