Le paysage médiatique congolais fait face à un changement majeur. Dans une note officielle publiée le 7 mai 2026, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a instauré une nouvelle règle stricte : aucun message publicitaire ne pourra désormais être diffusé sur les ondes, les écrans ou les plateformes numériques sans l’autorisation préalable de l’institution.
Cette directive, portée par le rapporteur du CSAC, Oscar Kabamba, marque une volonté claire de renforcer l’encadrement du secteur publicitaire. Pour le régulateur, il ne s’agit plus seulement de surveiller les contenus, mais également de valider en amont leur conformité aux normes éthiques et légales en vigueur en République démocratique du Congo.
La mesure concerne l’ensemble des acteurs du secteur, notamment les chaînes de télévision, les stations de radio, les agences de communication ainsi que les médias numériques. Désormais, le visa du CSAC devient obligatoire pour toute campagne publicitaire avant sa diffusion.
À travers cette décision, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication entend assainir l’espace médiatique congolais et prévenir la diffusion de contenus jugés non conformes.
Cette réforme renforce également la responsabilité des médias et des agences dans la gestion des messages destinés au public, dans un contexte où les autorités souhaitent un contrôle plus rigoureux des contenus diffusés sur les différents supports de communication.
Joëlle Luniongo


