Ce vendredi 28 novembre 2025, la diplomatie sportive de la République démocratique du Congo a franchi un nouveau cap. Dans un cadre solennel à Belgrade, le ministre des Sports et Loisirs, Me Didier Budimbu, et son homologue serbe, M. Zoran Gajić, ont officialisé un protocole d’accord de coopération sportive, en présence des deux Présidents, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Aleksandar Vučić, chef de l’État de la Serbie.
La scène, hautement symbolique, a matérialisé l’ambition partagée des deux nations, faire du sport un levier stratégique d’inclusion, de formation, d’infrastructures modernes et de développement humain.
Un accord global, inclusif et structurant
Le contenu de cet accord révèle une vision large et tournée vers l’impact. Il couvre, entre autres :
• La coopération institutionnelle, pour renforcer la gouvernance et le partage d’expertise ;
• Le développement des infrastructures sportives, durables et modernes ;
• La formation de spécialistes du sport et managers du secteur, à travers des programmes bilatéraux ;
• Les sciences et technologies appliquées au sport, pour booster la performance et l’innovation ;
• La médecine du sport, un domaine crucial pour optimiser l’accompagnement des athlètes ;
• La lutte contre les fléaux du sport tels que le dopage, la violence et la corruption ;
• L’organisation d’événements sportifs conjoints, pour mettre la RDC sur la carte des grands rendez-vous internationaux ;
• La promotion du sport féminin et handisport, dans une logique d’égalité et d’inclusion ;
• Le sport pour tous, afin de démocratiser l’accès à la pratique sportive à l’échelle nationale ;
• Le tourisme sportif, un créneau à fort potentiel pour la jeunesse, la diaspora et le rayonnement national.
Budimbu : « Le sport est un pilier de développement national »
Dans son mot, le Ministre de sport congolais, Me Didier Budimbu a insisté sur l’enjeu stratégique de cette coopération :
« Cet accord va contribuer à structurer notre secteur sportif, former nos talents, moderniser nos infrastructures et promouvoir un sport propre, inclusif et compétitif. », a-t-il déclaré.
Une déclaration qui reflète l’une des priorités constantes du Chef de l’État, investir dans la jeunesse congolaise à travers des partenariats à impact, capables d’ouvrir de nouvelles trajectoires professionnelles et sportives au standard international.
Deux Présidents, une même ambition
Les Présidents Tshisekedi et Vučić ont tous deux salué ce partenariat axé sur l’humain, la performance, l’inclusion sociale et le développement des talents sportifs.
Pour la RDC, cet accord pourrait devenir :
• un catalyseur pour l’émergence d’une nouvelle génération de cadres formés en management sportif ;
• une porte vers des formations spécialisées pour les jeunes entraîneurs, médecins sportifs, ingénieurs du sport, et gestionnaires d’événements sportifs ;
• un pont pour des échanges d’athlètes, d’expertise et d’accompagnement médical ;
• un tremplin pour positionner Kinshasa comme future ville hôte de grands événements sportifs ;
• un levier solide pour un sport féminin et handisport mieux structuré et plus compétitif.
Le sport, nouvel ambassadeur du changement
À l’heure où la RDC multiplie les réformes pour renforcer ses secteurs sociaux, le sport s’impose désormais comme un outil stratégique, mêlant diplomatie, innovation, inclusion et développement humain.
Il sied de noter que Cet accord RDC–Serbie n’est pas seulement un protocole, mais un signal fort de transformation, un engagement porté au plus haut niveau, qui pourrait redéfinir l’avenir du sport congolais, de ses talents, de son management, et de ses infrastructures.
Joséphine Mawete


