Ouvert par le Vice-Premier Ministre Shabani Lukoo, représentant la Première Ministre Judith Suminwa, le colloque national de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, organisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, a été un franc succès ce jeudi 06 mars 2025.
Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre de l’appel à mobilisation lancé par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rassemblé de nombreuses personnalités du monde académique et de la recherche, venant de divers horizons scientifiques et de différentes provinces du pays.
Une tribune de haut niveau pour la réflexion scientifique
Lors de ce forum, la Professeure Marie-Thérèse Sombo, Ministre de l’ESU, a souligné avec force l’importance de cette rencontre pour la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Elle a déclaré :
« Ce colloque constitue un forum de haut niveau, une tribune appropriée qui va, à coup sûr, permettre aux éminentes personnalités du monde académique et de la recherche, issues de divers horizons scientifiques et de différentes provinces, de cogiter et d’échanger, en toute rationalité, sur les motivations profondes ainsi que sur les enjeux et défis des guerres qui sévissent avec virulence dans notre pays depuis trente ans. »
Ce passage met en lumière la volonté des scientifiques congolais de s’engager dans une réflexion collective sur les conflits qui ont marqué l’histoire contemporaine du pays, en s’appuyant sur des faits irréfutables pour démontrer la vérité par la pertinence et la cohérence de leurs arguments.
La rigueur de l’analyse scientifique
La patronne de L’ESU a poursuivi en rappelant que la démarche scientifique doit toujours se fonder sur des évidences solides :
« Il sied de préciser que lorsque les savants sont appelés à raisonner scientifiquement, ils se fondent sur des évidences, notamment des faits irréfutables, afin de démontrer la vérité par la pertinence et la cohérence de leurs arguments. »
Cette affirmation insiste sur l’importance d’une approche méthodique et rigoureuse dans l’analyse des phénomènes sociaux et des conflits qui affectent la RDC, soulignant que la crédibilité des débats repose sur l’objectivité des données.
Des interprétations subjectives au service de l’engagement
Toutefois, la ministre a aussi noté que les mêmes faits peuvent être interprétés différemment selon l’engagement personnel et l’adhésion à des causes existentielles :
« Cependant, les mêmes faits sociaux peuvent aussi être interprétés par chacun d’entre eux différemment, suivant son engagement vis-à-vis de l’enjeu existentiel ou de la cause défendue. »
Ce constat souligne la complexité des réalités que le colloque cherche à aborder et la nécessité de rassembler des perspectives diverses pour mieux appréhender les défis historiques et actuels de la RDC.
La présence de hautes autorités pour renforcer l’engagement national

L’événement a bénéficié de la présence de nombreuses autorités, qui ont réaffirmé leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays. Outre le Vice-Premier Ministre Shabani Lukoo, plusieurs ministres ont participé activement aux discussions. Le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le Ministre de la Jeunesse et de l’Éveil Patriotique, Noella Ayeganagato, ainsi que le Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, ont pris part aux échanges.
Leurs interventions ont consolidé l’idée que la mobilisation des acteurs étatiques et scientifiques est essentielle pour relever les défis sécuritaires et historiques qui ont marqué la RDC ces trente dernières années.
Un engagement commun pour un avenir pacifique
En définitive, ce forum a offert une plateforme exceptionnelle pour que les acteurs du monde académique et scientifique congolais se penchent sur les enjeux cruciaux de souveraineté et d’intégrité territoriale.
L’initiative, portée par l’appel à mobilisation du Chef de l’État, témoigne de la détermination de la RDC à promouvoir la paix et la stabilité par la réflexion collective et l’échange d’idées fondées sur des faits avérés.
Lydia Mangala


