C’est le genre de soirée qui forge un groupe et définit une saison. Ce mardi 17 février 2026, dans l’atmosphère feutrée mais électrique du stade Louis-II, le Paris Saint-Germain a frôlé le précipice avant de signer un retour fracassant. Pour ce premier acte des barrages de la Ligue des Champions, les Parisiens l’ont emporté (2-3) au terme d’un scénario hollywoodien.
Champion d’Europe en titre, pour le PSG, l’enjeu était colossal. Malgré son statut de tenant du titre, le club de la capitale française a trébuché lors de la phase de ligue, manquant de peu le Top 8 qualificatif d’office. Désormais contraint de passer par les fourches caudines des barrages comme la saison dernière, le PSG devait prouver que son faux pas n’était qu’une anomalie de parcours.
En face, Monaco n’arrivait pas en victime expiatoire. Les joueurs du Rocher voyaient en ce duel l’opportunité historique de renverser le géant parisien et de s’affirmer comme une place forte du football continental. Entre la rigueur tactique de la Principauté et l’armada technique de Paris, le duel s’annonçait total.
Et, sur la pelouse, le spectre des déconvenues passées sur le Rocher a ressurgi en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. Après seulement 57 secondes de jeu, une relance manquée de Nuno Mendes offrait le premier but à Folarin Balogun, idéalement servi par Golovin. Pris à la gorge, le bloc parisien a semblé vaciller, incapable de contenir le réalisme froid des Monégasques.
Malgré une domination outrageuse dans la possession, le PSG a sombré une deuxième fois à la 18e minute. Balogun, encore lui, a fait parler sa pointe de vitesse pour distancer Marquinhos et crucifier Safonov (2-0). Entre un penalty raté par Vitinha et la sortie sur blessure de Ousmane Dembélé, le Ballon d’Or 2025, tout portait à croire que la soirée virerait au fiasco historique.
Le show Désiré Doué….
Entré pour pallier la blessure de Dembélé, Désiré Doué, dont l’état de forme faisait débat avant le match, a transformé les sifflets virtuels en applaudissements bien réels. Dès son premier ballon, il a redonné espoir aux siens d’une frappe chirurgicale du gauche sur une passe décisive de Bradley Barcola (29e, 2-1), célébrant son but en se bouchant les oreilles. Juste avant la pause, l’ancien Rennais a remis le couvert. Sa frappe puissante, repoussée par Majecki, a permis à Achraf Hakimi de suivre et d’égaliser (2-2, 41e). En l’espace de quinze minutes, le vent avait tourné.
Au retour des vestiaires, le PSG a affiché une maîtrise tactique impressionnante, étouffant les velléités de contre-attaque de l’ASM. Le point d’orgue de cette domination est intervenu à la 67e minute. Une merveille de construction collective impliquant Hakimi, Kvaratskhelia et Warren Zaïre-Emery a abouti à un service parfait pour Doué. Le jeune ailier français ne s’est pas fait prier pour s’offrir un doublé du pied gauche et sceller la victoire (2-3).
Si la défense parisienne a montré des signes de fébrilité inquiétants en début de rencontre, la force de caractère et la profondeur de banc de Luis Enrique ont fait la différence. Le PSG repart de Monaco avec un avantage précieux et un nouveau héros, prêt à confirmer ce renouveau lors du match retour au Parc des Princes dans une semaine.
Grâce à ce succès, le Paris Saint-Germain a pris une option sur la qualification, mais l’état de santé de Dembélé inquiète avant le match retour.
Josaphat Mayi


