Ce lundi 19 mai 2025, le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a transmis à Joseph Kabila Kabange une convocation formelle pour participer à une séance de travail de la Commission spéciale chargée d’examiner le réquisitoire de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire.
Une convocation encadrée par le règlement intérieur
Le document rappelle que cette invitation s’inscrit dans le cadre des articles 138, 196 et 224 du Règlement intérieur du Sénat.
Il enjoint le Sénateur à vie à se présenter le mardi 20 mai 2025 à partir de 11 h 00, dans la Salle des Conférences Internationales du Palais du Peuple, afin de participer aux travaux de la Commission.
Les enjeux de la séance de travail
Cette convocation fait suite au réquisitoire déposé par l’Auditeur général des FARDC, visant la levée des immunités de Joseph Kabila pour autoriser des poursuites.
Jamais, dans l’histoire institutionnelle congolaise, un ancien chef de l’État n’avait été directement invité à venir s’expliquer devant une formation sénatoriale sur des accusations aussi lourdes que participation à un mouvement insurrectionnel ou collusion avec une force étrangère.
Vers une procédure accélérée
La Commission spéciale, présidée par Christophe Lutundula, dispose d’un délai de trente heures supplémentaires pour mener ses auditions avant de rendre son rapport à la plénière du Sénat.
La tenue de cette séance, qui doit impérativement se tenir dans les locaux mêmes du Palais du Peuple, traduit l’exigence de transparence et de rigueur procédurale affichée par la Haute Assemblée.
Au terme de ces travaux, la plénière du Sénat statuera sur la levée ou non de l’immunité de Joseph Kabila, ouvrant la voie à un éventuel procès devant la Haute Cour militaire.
L’issue de cette étape sera un nouveau jalon dans la maturité démocratique et la réparation institutionnelle de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


