La Ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a ouvert la semaine par des réunions d’urgence avec la SNEL et la Régie des Voies Aériennes (RVA), suite à un incident majeur survenu dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre 2025 à l’aéroport international de Ndjili, qui a retardé l’atterrissage de l’avion présidentiel de Félix Tshisekedi.
La ministre a exigé des explications claires, des mesures correctives immédiates et une responsabilité absolue des responsables des structures impliquées.
Contexte de l’incident

Le retour du Président Félix Tshisekedi à Kinshasa a été fortement perturbé par cet incident, qui a été qualifié par certains observateurs de sabotage ressemblant à un attentat.
Selon les informations recueillies, une trentaine de membres du personnel technique affectés à la piste d’atterrissage ont été arrêtés par la Garde républicaine, y compris le Directeur général de la RVA, pour avoir retardé l’atterrissage d’environ 40 minutes.
Un agent de l’aéroport, sous couvert d’anonymat, a expliqué que l’incident s’est produit entre 2h et 3h du matin.
La panne d’électricité survenue sur le site a empêché le groupe électrogène de prendre le relais, provoquant ainsi le retard. Certains agents ont été transférés dans un cachot à Kinkole pour interrogatoire, afin de déterminer les causes exactes de cette défaillance.
Réactions et mesures du gouvernement
Face à la gravité de la situation, la Ministre du Portefeuille a convoqué les responsables de la SNEL et de la RVA pour obtenir des comptes rendus précis. Des mesures correctives immédiates ont été exigées, notamment pour :
– Assurer la continuité de l’alimentation électrique des installations stratégiques de l’aéroport ;
– Identifier les responsables des défaillances techniques ;
– Mettre en place des protocoles renforcés pour éviter toute répétition d’incidents similaires.
Julie Shiku a souligné que la sécurité et le bon fonctionnement de l’aéroport de Ndjili sont essentiels pour le bon déroulement des missions présidentielles et pour la sécurité aérienne nationale.
Conséquences et enquêtes en cours
L’incident a mis en lumière des failles dans la gestion technique et sécuritaire de l’aéroport, nécessitant un suivi strict.
Les autorités promettent une enquête approfondie, impliquant la RVA, la SNEL et la Garde républicaine, afin de déterminer si l’événement relève d’une négligence grave ou d’un acte délibéré.
Le gouvernement congolais réaffirme ainsi son engagement à garantir la sécurité des transports aériens, et à ce que toute responsabilité soit établie et sanctionnée, conformément aux normes en vigueur.
Lydia Mangala


