Depuis le décès tragique de son épouse, Maman Blanche, en juin 2024, le Pasteur Marcello Tunasi est une figure spirituelle qui traverse une période très délicate. Marquée par des turbulences médiatiques et émotionnelles.
Ce moment difficile, vécu dans la douleur et le silence, a laissé place à de nombreuses rumeurs, accusations et interprétations publiques, parfois éloignées de la réalité.
Et aujourd’hui, son récent remariage a ravivé une tempête médiatique et émotionnelle intense.
Pour avoir suivi cette affaire depuis le début, j’ai analysé son message adressé à l’occasion du lancement des 25 matins de prières au sein de son église, ce vendredi 1er août. Certainement pour fixer l’opinion publique.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭
𝐝’𝐮𝐧 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫, 𝐮𝐧 𝐯𝐞𝐮𝐟 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞. 𝐂𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞́𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐢𝐫𝐢𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬.
En tant que professionnelle des relations publiques et de la communication, voici mon regard non religieux, mais stratégique sur cette situation :
𝟏. 𝐄𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐞𝐬.
• Le fait d’avoir tenir quelques mois après l’enterrement de sa défunte épouse des propos suivants: « ne pas avoir reçu le don du célibat », même s’ils peuvent être sincères, ils ont été mal positionnés, mal exprimés, et perçus comme désinvoltes.
• Des posts ironiques sur ses différentes pages avant et après son remariage, qui ont été perçus comme un manque d’humilité, voire un mépris du deuil collectif. Car il n’a pas été le seul à avoir aimé et pleuré Maman Blanche. Celle-ci a été aimée de plusieurs personnes qui ne se sont pas encore remis de sa perte.
• Une posture sur les réseaux sociaux jugée froide, posture digitale interprétée comme provocante ou insensible. Et cela a offert un terreau fertile aux pages de gossips pour nourrir le storytelling du “mari impitoyable”.
𝟐. 𝐂𝐥𝐚𝐫𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
• Avoir rappeler que son remariage ne vient pas effacer la mémoire de sa défunte épouse, Maman Blanche.
• Il a exprimé le processus de son deuil personnel et ce qu’il a vécu durant cette période qui paraît très COURTE pour plusieurs, suite à la dépression, maladie, angoisse etc.
• Il a expliqué sa décision de se remarier non comme un défi, un bras de fer mais comme un pas de reconstruction, sans justifier le “quand”, mais le “comment”.
• Il a relaté les circonstances de sa rencontre avec sa nouvelle épouse, contrairement à ce qui se racontait qu’elle serait sa maîtresse.
• Avoir présenté ses excuses aux personnes touchées et affectées émotionnellement par son remariage au vu de la tournure que ça prenait.
L’objectif de cette démarche n’est pas celle de plaire à tout le monde ou de mettre tout le monde d’accord. Mais, de plutôt de rester cohérents avec ce que nous prêchons, vivons et incarnons.
La communication, ce n’est pas juste ce qu’on dit. C’est ce que les autres ressentent face à ce qu’on ne dit pas.
𝐂𝐚𝐫 , 𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐦𝐚𝐥 𝐠𝐞́𝐫𝐞́𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐚𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐮𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞́𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐜𝐜𝐚𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫.


