Ce dimanche, le paysage spirituel de Kinshasa a été marqué par une visite de haute portée symbolique. Le Président Félix Tshisekedi, épaulé par la Première dame Denise Nyakeru, s’est rendu au quartier général de l’Église Pentecôtiste des Secouristes (EPS). Ce moment de recueillement, orchestré par l’archevêque Ejiba Yamapia, a offert une parenthèse de foi au cœur d’une actualité nationale souvent chargée.
Au-delà du protocole, c’est une véritable immersion dans la ferveur chrétienne qu’a vécue le couple présidentiel. En se mêlant aux nombreux fidèles, le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de placer la dimension spirituelle au centre de sa démarche pour la nation. Ce n’est pas seulement un acte de dévotion personnelle, mais un signal fort envoyé à une société congolaise en quête de repères moraux.
Le message délivré par l’archevêque Ejiba Yamapia durant l’office a résonné avec une acuité particulière. Entre prières pour la paix et appels à une cohésion nationale indispensable, le leader religieux a ouvert un débat crucial : celui de la réforme constitutionnelle. Pour lui, cette évolution institutionnelle serait une clé de voûte pour surmonter les obstacles sécuritaires et économiques auxquels le pays fait face aujourd’hui.
Cette rencontre souligne, une fois de plus, le rôle charnière des confessions religieuses dans le dialogue politique en RDC. En tant qu’acteurs de premier plan, ces institutions ne se contentent plus de guider les âmes, elles participent activement à la réflexion sur l’avenir de la République. À travers ce déplacement, le Président Tshisekedi confirme sa volonté de maintenir un dialogue constant avec les leaders spirituels, piliers de la stabilité et de la morale publique.
Joëlle Luniongo


