L’affaire impliquant le médecin Dr David Balanganyi, accusé de violences sur une jeune patiente lors d’une séance périnéale au CNPP/Kinkole, continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique congolaise. Parmi les nombreuses réactions enregistrées, il y’a celle de Alain Kashala.
Dans une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, Alain Kashala affirme condamner fermement les faits reprochés au praticien. Il dénonce notamment des actes qu’il qualifie de « tortures » et de violences basées sur le genre, exprimant son indignation face à une scène qu’il juge inacceptable dans une société moderne.
Toutefois, au-delà de cette condamnation, Alain Kashala met en garde contre ce qu’il considère comme des décisions émotionnelles et populistes. Il insiste sur la nécessité d’établir les faits avec rigueur, appelant à une enquête indépendante pour déterminer les responsabilités exactes.
« La justice doit être rendue en toute justice », martèle-t-il, rejetant toute forme de précipitation ou de jugement sans éléments probants.
Dans son analyse, Alain Kashala élargit le débat à la situation globale du système de santé en République démocratique du Congo. Il déplore une régression des politiques de santé publique, pointant du doigt le manque de compétences dans certaines nominations et les difficultés d’accès aux soins de qualité, notamment pour les femmes. Il évoque également les réalités vécues dans les zones rurales et les régions en conflit, où les femmes enceintes sont confrontées à des conditions particulièrement précaires.
Il n’épargne pas les autorités, critiquant notamment la gestion gouvernementale du dossier. Il reproche au ministre de la Santé, Roger Kamba, d’avoir pris des décisions qu’il juge précipitées, avant même la conclusion d’enquêtes approfondies. Il dénonce par ailleurs l’absence de mise en œuvre effective de la couverture santé universelle et de la gratuité de la maternité, considérées comme essentielles pour améliorer la prise en charge des patients.
Enfin, Alain Kashala met en garde contre toute tentative de récupération politique ou de tribalisation de cette affaire, qu’il estime avant tout sanitaire et humaine. Pour lui, ce dossier doit être traité avec sérieux, objectivité et responsabilité, afin de garantir à la fois la justice pour la victime et le respect des procédures.
Lydia Mangala


