Ce mardi 31 mars 2026, la République démocratique du Congo affronte la Jamaïque à Guadalajara, au Mexique, en finale des barrages intercontinentaux. Après 52 ans d’absence sur la scène mondiale, les Léopards disputent le match de leur vie pour une qualification à la Coupe du monde 2026. Une confrontation unique, où le vainqueur décrochera le précieux ticket pour le plus prestigieux des tournois.
Le silence dure depuis plus d’un demi-siècle. Cinquante-deux ans de rendez-vous manqués, de regrets et de générations passées à un pas de l’exploit. Mais aujourd’hui, à Guadalajara, l’air est différent. L’heure n’est plus aux calculs : elle est au destin.

Sur la pelouse de l’Estadio Akron, les Léopards ont rendez-vous avec l’éternité. Les hommes de Sébastien Desabre disposent de quatre-vingt-dix minutes pour briser la malédiction et s’offrir une place au Mondial.
Face aux Reggae Boyz de la Jamaïque, une équipe athlétique et intense, la bataille du milieu de terrain pourrait être décisive. Interrogé par Léopard Foot, le jeune milieu Noah Sadiki n’a pas caché son impatience, conscient de porter les espoirs de plus de 100 millions de Congolais.
« Ça va être le match d’une vie pour toute une nation. J’ai hâte d’y être pour faire briller notre pays », a-t-il confié.
Sa sérénité contraste avec la ferveur qui embrase Kinshasa. À ses côtés, Charles Pickel mesure également le poids historique de cette rencontre. Pour lui, ce match dépasse le cadre du sport : il s’agit d’un véritable devoir patriotique.
« Chacun d’entre nous est conscient qu’il s’agit du match de sa vie et de ce qu’il signifie pour notre nation. L’euphorie est grande », a-t-il déclaré.
Depuis 1974 et l’épopée en Allemagne de l’Ouest, le drapeau bleu ciel frappé de l’étoile jaune n’a plus flotté sur la scène mondiale. À quelques heures du coup d’envoi, la pression est à son comble. Les Léopards ne jouent pas seulement pour une qualification, mais pour apaiser des décennies de frustration et offrir un moment d’histoire à tout un peuple amoureux du ballon rond.
Josaphat Mayi


