Dans le cadre du renforcement des mécanismes de paix en République démocratique du Congo, le ministère de l’Intégration régionale et le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) ont signé, lundi 6 juillet 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord destiné à améliorer la coordination des initiatives nationales et régionales en matière de prévention, de gestion et de résolution des conflits transfrontaliers.
Le document a été signé par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, et le coordonnateur national du P-DDRCS, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita. Les deux parties entendent mieux articuler les actions de désarmement, de démobilisation, de relèvement communautaire et de stabilisation avec les engagements régionaux pris par la RDC en faveur de la paix et de la sécurité.
L’accord prévoit une coopération renforcée autour de plusieurs priorités stratégiques, notamment la coordination des initiatives de stabilisation à dimension transfrontalière, le suivi des engagements régionaux de la RDC en matière de désarmement et de rapatriement volontaire des combattants étrangers, le partage d’analyses stratégiques, la mobilisation des organisations régionales et des partenaires internationaux, ainsi que la valorisation des expériences congolaises dans les processus de stabilisation.
Pour assurer une mise en œuvre efficace de ce partenariat, les deux institutions mettront en place un Comité de pilotage chargé des orientations stratégiques et un Comité technique conjoint qui sera responsable de la coordination opérationnelle, du suivi des activités et de l’évaluation des résultats.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre Floribert Anzuluni a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les institutions publiques afin de répondre durablement aux défis sécuritaires qui affectent le pays, en particulier dans l’Est.
« Pour remédier sans coercition à la situation des combattants de groupes armés étrangers, il s’impose une synergie entre mon ministère et le P-DDRCS. Cette collaboration vise à optimiser la coordination des initiatives et des actions en vue de la pacification et de la stabilisation des zones affectées », a-t-il déclaré.
Le ministre a estimé que cette signature ouvre une nouvelle page d’une lutte conjointe en faveur de la paix et traduit la volonté commune des deux institutions de soutenir les efforts engagés par le Président de la République pour restaurer durablement la stabilité sur l’ensemble du territoire national.

De son côté, le coordonnateur national du P-DDRCS, Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, a souligné que ce protocole dépasse le simple cadre administratif pour devenir un véritable instrument de diplomatie de la paix et d’intégration régionale.
« En signant ce protocole, nous ouvrons une nouvelle étape de notre coopération. Une coopération qui dépasse les frontières administratives pour devenir un instrument de diplomatie de la paix, d’intégration régionale et d’influence stratégique », a affirmé le coordonnateur national.

Selon lui, cette dynamique contribuera à renforcer la position de la RDC comme acteur majeur des initiatives africaines en matière de paix, de stabilité et de gestion des conflits.
Le ministère de l’Intégration régionale consolide son rôle d’interface du Gouvernement dans le suivi des engagements régionaux et dans les relations avec les communautés économiques régionales ainsi que les mécanismes africains de paix. De son côté, le P-DDRCS renforce l’intégration de la dimension régionale dans sa stratégie nationale de désarmement, de démobilisation, de relèvement communautaire et de stabilisation.
Les deux institutions ont enfin réaffirmé leur attachement à la souveraineté nationale, à la protection des populations civiles, au respect des droits humains, à la transparence et à la coopération interinstitutionnelle, avec l’ambition de contribuer à une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo, région qui continue de faire face à l’activisme des groupes armés et à de nombreux défis sécuritaires.
Lydia Mangala


