Dans un contexte marqué par les débats autour de la manifestation de la Coalition Article 64 (C64), organisée le 12 juin dernier, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a réaffirmé son engagement en faveur de la transparence en recevant une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), venue poursuivre sa mission d’enquête en vue de la publication d’un rapport indépendant.
Conduite par son président, Paul Nsapu, la délégation de la CNDH a indiqué que cette mission, ouverte depuis le 15 juin, vise à établir les circonstances exactes des événements survenus lors de cette manifestation de l’opposition. Les conclusions de l’enquête sont attendues dans les prochains jours et devraient apporter un éclairage indépendant sur le déroulement de cette journée.

Au cours des échanges, Daniel Bumba a assuré que les autorités provinciales demeurent attachées aux principes démocratiques, au respect du droit de manifester et à l’application de la loi. Le gouverneur a rappelé que l’Hôtel de Ville avait proposé le terrain Assossa comme lieu de rassemblement afin de concilier l’exercice des libertés publiques avec le bon déroulement des épreuves scolaires organisées le même jour.
L’autorité urbaine a toutefois regretté que la manifestation ait, selon son appréciation, dégénéré en actes de provocation, de vandalisme et en la diffusion de messages faisant l’apologie de la violence. Ces éléments ont été portés à la connaissance des enquêteurs de la CNDH, appelés à examiner les faits en toute impartialité.

À l’issue de la rencontre, le président de la CNDH a salué l’ouverture au dialogue du gouverneur de Kinshasa et a confirmé que le rapport d’enquête sera rendu public dans les tout prochains jours. Ce document est particulièrement attendu par les acteurs politiques, les organisations de défense des droits humains et l’opinion publique, qui espèrent faire toute la lumière sur les événements du 12 juin.
Au-delà des divergences politiques, cette démarche est perçue comme un test pour les institutions congolaises. La publication d’un rapport indépendant pourrait contribuer à renforcer la confiance dans les mécanismes de protection des droits humains, à condition que les conclusions reposent sur une enquête rigoureuse, objective et respectueuse des faits.
Ben Mandjolo


