Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a plaidé, jeudi à Kinshasa, pour un accompagnement accru des professionnels de l’imprimerie et de la presse écrite, deux secteurs confrontés aux mutations technologiques et à l’essor du numérique.
Le ministre s’exprimait à l’occasion de la deuxième édition du Salon de l’imprimerie RDC 2026, organisée au chapiteau du Pullman Grand Hôtel de Kinshasa. Après avoir visité les différents stands d’exposition, Patrick Muyaya a participé à un panel consacré au thème : « Rôle des médias et modernisation des supports de communication publique ».

Dans son intervention, le porte-parole du Gouvernement a insisté sur la complémentarité entre les médias et l’industrie de l’imprimerie. Selon lui, malgré la progression des supports numériques, les outils imprimés demeurent indispensables dans la mise en œuvre des stratégies de communication publique.
« Les métiers de l’imprimerie sont au carrefour de plusieurs compétences. Dans toutes les campagnes de communication que nous menons, nous avons besoin d’affiches, de bâches, de t-shirts et d’autres supports qui permettent de transmettre efficacement les messages », a-t-il déclaré.
Vers un dialogue entre le Gouvernement et les professionnels du secteur
Patrick Muyaya a également souligné la nécessité d’instaurer un cadre de concertation entre les pouvoirs publics et les professionnels de l’imprimerie. L’objectif serait d’identifier les principales difficultés auxquelles fait face la filière et de définir des mécanismes d’accompagnement adaptés.
« Il faut que nous nous asseyons avec ceux qui connaissent ces métiers afin de réfléchir à la meilleure stratégie que le Gouvernement peut mettre en place pour accompagner durablement ce secteur », a affirmé le ministre.

Abordant la situation de la presse écrite, Patrick Muyaya a reconnu que l’évolution du paysage médiatique, marquée notamment par la montée en puissance des plateformes numériques, fragilise davantage le modèle économique des journaux imprimés.
Il a ainsi annoncé son intention d’engager des discussions avec l’Association nationale des éditeurs du Congo (ANECO) afin d’examiner les mécanismes susceptibles de favoriser la relance de la presse imprimée.

« Nous pouvons réfléchir à une subvention gouvernementale qui permette à ces métiers de continuer d’exister et de préserver la tradition des journaux imprimés », a-t-il indiqué.
Un centre d’excellence pour former aux métiers de l’imprimerie

De son côté, Sandra Nzolantima, promotrice du Salon de l’imprimerie, a plaidé pour la création en République démocratique du Congo d’un centre d’excellence consacré à la formation aux métiers de l’industrie graphique.
Cette structure, a-t-elle expliqué, devrait répondre aux standards internationaux et permettre de former une nouvelle génération de techniciens et d’entrepreneurs capables de contribuer au processus d’industrialisation du pays.

« Je souhaite voir naître un centre d’excellence de formation aux métiers de l’imprimerie, répondant aux normes internationales, équipé de technologies modernes et capable de former une nouvelle génération de techniciens et d’entrepreneurs qui contribueront à l’industrialisation de notre pays », a déclaré Sandra Nzolantima.
Promouvoir une industrie graphique compétitive en RDC

Organisée du 8 au 11 juillet 2026 sous le thème « Imprimer autrement : innover, produire, protéger », la deuxième édition du Salon de l’imprimerie RDC rassemble des professionnels, des entreprises spécialisées, des entrepreneurs et d’autres acteurs de l’industrie graphique.
Les participants y découvrent notamment les innovations dans les domaines de l’impression, de l’emballage et des technologies graphiques.
À travers cette plateforme, les organisateurs entendent promouvoir les investissements, renforcer les capacités des professionnels et favoriser l’émergence d’une industrie graphique congolaise plus compétitive, créatrice d’emplois et contributive au développement économique de la République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


