La modernisation de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC) constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des services proposés aux entrepreneurs.
Lors de la clôture, mercredi 4 novembre 2026, de l’atelier national de validation des cinq référentiels standards portant sur la formation, l’accompagnement, l’incubation et l’accélération des entrepreneurs, les prestataires de services de développement des entreprises ainsi que les différentes phases de maturité entrepreneuriale, à Kinshasa, Noëlla Ngalula, assistante principale et coordonnatrice du plan de transformation de l’institution, a présenté les principaux axes de cette réforme ainsi que les perspectives qui en découlent.

Organisé sous le patronage du ministère de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, cet atelier s’est déroulé du 2 au 4 novembre, avec la participation notamment du ministre d’État chargé de la Formation professionnelle, Marc Ekila, du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, ainsi que du directeur général de l’ANADEC, le professeur Godefroy Kizaba Amkampese.

Dans sa présentation, Noëlla Ngalula a rappelé que le plan de transformation découle d’un diagnostic institutionnel destiné à identifier les besoins de l’ANADEC et les ajustements nécessaires à l’amélioration de son fonctionnement. Cette démarche s’articule autour de plusieurs chantiers, regroupés en cinq axes, visant notamment à renforcer les capacités internes, améliorer l’organisation et adapter les services aux réalités de l’écosystème entrepreneurial.
Parmi les priorités évoquées figurent la clarification des missions et des responsabilités, le renforcement des compétences du personnel, l’amélioration des moyens matériels et la mise en place de nouveaux outils de gestion. La digitalisation occupe également une place importante dans cette réforme, avec l’ambition de faciliter les échanges et de rendre les interventions de l’institution plus efficaces.
À ce sujet, la coordonnatrice du plan de transformation a notamment insisté sur la nécessité de mettre en place des outils collaboratifs pour faciliter le travail et accompagner l’évolution de l’institution.
Au-delà de son fonctionnement interne, cette transformation vise à améliorer concrètement la prise en charge des entrepreneurs. Pour Noëlla Ngalula, l’accompagnement doit partir d’une meilleure connaissance de chaque bénéficiaire, de ses besoins et de son niveau de développement.
L’objectif est ainsi de mieux apprécier les compétences acquises par les entrepreneurs, les renforcements de capacités dont ils bénéficient et les effets réels de ces interventions sur l’évolution de leurs activités. Cette approche doit permettre à l’ANADEC de proposer des services plus adaptés, en tenant compte des différentes réalités et étapes de développement des entreprises.
La présentation a également mis en avant la prise en compte du genre dans les actions de l’institution, notamment à travers l’élaboration de nouveaux outils et orientations destinés à rendre ses interventions plus inclusives.
La validation des cinq référentiels standards intègre cette transformation. Ces outils doivent contribuer à harmoniser les pratiques de formation et d’accompagnement, tout en permettant à l’ANADEC de mieux structurer ses interventions auprès des porteurs de projets et des entreprises.
La mise en œuvre de ces orientations devra donc se traduire par des changements dans les méthodes de travail, une meilleure utilisation des ressources et un suivi plus rigoureux des résultats obtenus auprès des entrepreneurs.
À travers ce plan, l’ANADEC envisage de consolider ses capacités institutionnelles et renforcer la pertinence de son accompagnement afin que la transformation engagée profite directement aux entrepreneurs congolais et contribue au développement de leurs activités.
Lydia Mangala


