La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur d’une participation effective des femmes aux processus de paix et aux espaces de décision. La Vice-Ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a porté cette position mercredi 9 septembre à Cotonou, au Bénin, lors du Séminaire ministériel de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, organisé dans le cadre du Processus de Swakopmund.
Dans son intervention, la Vice-Ministre a défendu une approche qui dépasse la simple présence numérique des femmes dans les instances de décision. Pour Kinshasa, l’enjeu est surtout de leur permettre de peser réellement sur les orientations et décisions prises.
« L’objectif ne doit pas être seulement d’avoir davantage de femmes autour de la table, mais davantage de femmes en capacité d’influencer ce qui se décide autour de cette table », a-t-elle soutenu.
Cette position place la participation effective des femmes au cœur de la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, notamment de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Noëlla Ayeganagato a également salué le leadership du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présenté comme Champion de la Masculinité Positive HeForShe, dans la promotion de la participation des femmes aux instances décisionnelles.
Elle a notamment cité la composition du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, où les femmes représentent 34 % des membres du Gouvernement, comme l’une des illustrations de cette dynamique.
Pour la Vice-Ministre, ces avancées constituent une traduction institutionnelle des engagements pris par la RDC en faveur de l’autonomisation et de la participation des femmes dans les espaces stratégiques.
La diplomate congolaise a par ailleurs mis en lumière le rôle joué par Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise.
Elle a souligné sa participation aux différents processus de paix en cours et son rôle dans le portage de la position diplomatique de la RDC sur les questions liées à la paix et à la sécurité.
À Cotonou, la RDC entend ainsi défendre une vision dans laquelle la présence des femmes dans les processus de paix ne se limite plus à leur représentation, mais se traduit par une capacité réelle à orienter les décisions, à participer à la prévention des conflits et à contribuer à la construction d’une paix durable.
Lydia Mangala


