Vingt-quatre ans après sa création, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pourrait enfin être dotée d’un cadre organique. Le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, et le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi, ont convenu vendredi 24 juillet de lancer le processus d’élaboration de cet outil de gestion administrative, considéré comme indispensable à la modernisation de la Centrale électorale.
La décision est intervenue à l’issue d’une séance de travail tenue dans le cadre de la dynamique de modernisation de l’administration publique impulsée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Reçu par le vice-Premier ministre, Denis Kadima a exposé les difficultés auxquelles fait face son institution en raison de l’absence d’un cadre organique depuis sa création. Selon lui, cette situation constitue un frein à une gestion administrative efficace et adaptée aux missions de la CENI.
Face à cette préoccupation, les deux responsables ont décidé de mettre en place une commission mixte composée d’experts du ministère de la Fonction publique et de la Centrale électorale. Cette équipe sera chargée d’élaborer le projet de cadre organique qui définira notamment l’architecture administrative, les emplois et l’organisation interne de l’institution.

Pour le président de la CENI, cette réforme représente une étape essentielle dans le renforcement des capacités de l’institution d’appui à la démocratie.
« La CENI ne dispose pas d’un cadre organique depuis sa création », a rappelé Denis Kadima, estimant que cet instrument est indispensable pour moderniser son administration et permettre à la Centrale électorale de répondre plus efficacement aux exigences des prochains scrutins.
Cette initiative vise à renforcer les capacités des institutions publiques à travers des réformes structurelles destinées à améliorer leur gouvernance, leur efficacité et leur performance.

En accompagnant la CENI dans ce processus, le ministère de la Fonction publique entend contribuer à la mise en place d’une administration plus organisée, mieux structurée et conforme aux standards de la gestion publique moderne.
L’élaboration de ce cadre organique marque ainsi une étape importante dans la transformation administrative de la Centrale électorale, appelée à consolider son fonctionnement interne afin d’assurer une meilleure préparation et une gestion plus efficiente des processus électoraux en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


