Le Collectif des Artistes et Culturels du Congo (CAC) plaide pour une participation effective des acteurs culturels au Dialogue national et appelle à placer la culture au cœur des réflexions sur l’avenir de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration publiée le vendredi 28 août 2026 et signée par son coordonnateur, Roch Bodo Bokabela, le collectif estime que la reconstruction d’une Nation ne peut se limiter aux institutions, aux infrastructures et à l’économie, mais doit également prendre en compte l’identité, la mémoire, les valeurs et l’imaginaire collectif.
Pour le CAC, la diversité culturelle de la RDC constitue une richesse qui peut contribuer à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
« Une Nation ne se construit pas uniquement par ses institutions, ses infrastructures ou son économie. Elle se construit également par son identité, sa mémoire, ses valeurs et son imaginaire collectif », souligne le collectif.
Les artistes et acteurs culturels souhaitent ainsi prendre part aux grandes réflexions sur l’avenir du pays, considérant la culture comme un instrument d’éducation citoyenne, de paix et d’unité nationale.
Le Collectif des Artistes et Culturels du Congo estime, à cet effet, que leur participation au Dialogue national devrait permettre au secteur culturel d’apporter son expertise et sa contribution aux solutions recherchées face aux défis auxquels le pays est confronté.
En plus de son appel à participer au Dialogue national, le collectif entend également profiter de cette dynamique pour remettre sur la table plusieurs revendications liées aux conditions de vie et de travail des artistes.
Le CAC rappelle avoir mené, depuis plusieurs années, des actions de plaidoyer en faveur de la professionnalisation du secteur culturel et de l’amélioration des conditions sociales et professionnelles des artistes.
La structure insiste notamment sur la nécessité de rendre effective la politique culturelle nationale, d’assurer l’application concrète du Statut de l’artiste et de poursuivre la réforme de la gestion collective des droits d’auteur et droits voisins.
Pour le collectif, les avancées juridiques et institutionnelles enregistrées dans le secteur doivent désormais produire des effets tangibles dans la vie quotidienne des professionnels de la culture.
« Au-delà de la reconnaissance du rôle de l’artiste, celui-ci doit pouvoir vivre dignement de son métier, exercer sa profession dans un cadre organisé et bénéficier effectivement des droits et protections que lui reconnaissent les textes en vigueur », soutient le CAC.
Dans son appel, le Collectif des Artistes et Culturels du Congo invite les différentes parties prenantes à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, la paix et la recherche de solutions durables.
Le CAC estime que la reconstruction d’un pays doit également passer par la reconstruction des valeurs et du sentiment d’appartenance à une même communauté nationale.
« On peut reconstruire les routes, les bâtiments et les institutions d’un pays ; mais si l’on ne reconstruit pas également les valeurs, la conscience collective et le sentiment d’appartenance à une même Nation, la reconstruction restera inachevée », affirme la déclaration.
Le collectif veut rappeler que la culture ne doit pas être considérée comme un secteur secondaire dans la construction nationale.
« La culture n’est pas un supplément de la Nation : elle en est l’un des fondements », martèle le CAC.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec les institutions et les différents acteurs concernés, le Collectif des Artistes et Culturels du Congo se dit prêt à mettre son expérience et son expertise au service de toute initiative visant à consolider la paix, l’unité nationale et le développement du pays.
Le CAC veut donc montrer qu’au-delà des divergences politiques et sociales, la culture peut constituer un espace de rencontre et un langage commun pour reconstruire le sentiment d’appartenance à une même Nation.
Lydia Mangala


