La diplomatie économique congolaise franchit une nouvelle étape. Ce vendredi 19 juin 2026, à Midrand en Afrique du Sud, un tournant important a été acté pour la République démocratique du Congo. Lors d’un tête-à-tête avec Nardos Bekele-Thomas, secrétaire exécutive de l’AUDA-NEPAD, le ministre du commerce extérieur Julien Paluku, représentant personnel du Chef de l’État, a scellé l’ouverture imminente d’une représentation officielle de l’organe technique de l’Union africaine à Kinshasa.
La capitale congolaise s’apprête à accueillir un centre stratégique dédié à la mise en œuvre des projets prioritaires du continent africain. Cette implantation consacre le rôle de la RDC comme moteur de l’intégration continentale, en lien direct avec l’Agenda 2063.
L’AUDA-NEPAD ne vient pas à Kinshasa pour un rôle symbolique. Le bureau prévu aura pour mission de transformer les ambitions panafricaines, ZLECAf, autonomie financière, gouvernance et sécurité, en actions concrètes et mesurables. Il s’agira d’une véritable interface technique chargée d’assurer l’alignement des politiques nationales avec les priorités continentales.
Placé sous la direction d’un coordonnateur national, ce bureau disposera d’une feuille de route ambitieuse :
– Ingénierie de projets : traduire les orientations continentales en actions concrètes au niveau national ;
– Diplomatie financière : structurer la mobilisation des financements et sécuriser les partenariats internationaux ;

Synergie des acteurs : fédérer les secteurs public et privé ainsi que les partenaires techniques autour de projets structurants.
Pour Julien Paluku, cet accord veut placer la RDC au cœur des dynamiques africaines.
Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi, il s’agit de transformer les atouts naturels du pays en leviers de développement partagés.
En s’implantant à Kinshasa, l’AUDA-NEPAD démontre que la RDC ambitionne de jouer un rôle central dans la transformation africaine. Pour Kinshasa, l’enjeu sera désormais de convertir cette opportunité stratégique en retombées concrètes pour la population. Cette installation constitue une première étape dans une stratégie plus large visant à positionner durablement le pays dans la dynamique de l’Afrique de demain à l’horizon 2063.
Joëlle Luniongo


