À l’occasion de la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week tenue à Lubumbashi, la présidente de Glencore RDC et du conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), Marie-Chantal Kaninda, a dressé un bilan positif de la présence du groupe suisse en République démocratique du Congo, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une industrie minière responsable, inclusive et tournée vers l’avenir.
Présent dans le pays depuis 2007 à travers ses filiales Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI), le groupe Glencore a indiqué avoir investi près de 10 milliards de dollars en RDC. Ces investissements ont permis, selon la dirigeante, la création d’environ 18 000 emplois directs et indirects, contribuant ainsi de manière significative à l’économie nationale et au développement des communautés locales.
« Glencore est fière d’opérer en RDC depuis 2007. Au fil des ans, nous avons investi près de 10 milliards de dollars américains et créé des emplois directs et indirects pour environ 18 000 personnes », a déclaré Marie-Chantal Kaninda devant les participants de la DRC Mining Week.
La présidente de Glencore RDC a insisté sur la dimension humaine de l’activité minière. Elle a souligné que 98 % des employés du groupe sont des Congolais, une réalité qui, selon elle, illustre la volonté de l’entreprise de renforcer les compétences locales et de promouvoir l’expertise nationale à tous les niveaux de responsabilité.
Pour elle, la richesse de la RDC ne réside pas uniquement dans ses ressources naturelles, mais également dans son capital humain, qu’elle qualifie de « résilient et talentueux ». Une vision qui place la formation, l’emploi et l’inclusion au cœur de la stratégie du groupe.
Marie-Chantal Kaninda a également mis en avant les programmes de développement des entreprises (EDP), conçus pour accompagner les communautés dans la diversification économique et la préparation de l’après-mine. Ces initiatives visent notamment à renforcer l’entrepreneuriat local et à soutenir les sous-traitants congolais afin de garantir une autonomie durable au-delà de l’exploitation minière.
Dans cette même logique, Glencore s’implique dans plusieurs projets structurants à portée nationale, notamment dans le domaine énergétique, considéré comme un levier essentiel du développement industriel.
Sur le plan des standards internationaux, la dirigeante a insisté sur les efforts du groupe en matière de gouvernance, de transparence et de durabilité. Les opérations de KCC et MUMI sont désormais certifiées par la Responsible Minerals Initiative (RMI) et conformes au label Copper Mark, après une évaluation couvrant 33 critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Ces certifications renforcent la crédibilité des opérations de Glencore sur les marchés internationaux, dans un contexte où la demande mondiale en cuivre et en cobalt continue de croître sous l’effet de la transition énergétique et du développement des technologies vertes.
Évoquant le thème de cette édition, « De l’acteur local à la plaque tournante mondiale des minerais critiques », Marie-Chantal Kaninda a estimé que la République démocratique du Congo occupe désormais une position incontournable dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Elle a toutefois regretté que le pays soit encore parfois sous-estimé à l’international, malgré son rôle central dans la production mondiale de cobalt et de cuivre.
Pour Glencore, la combinaison entre ressources naturelles stratégiques, main-d’œuvre locale qualifiée et amélioration continue des standards de gouvernance constitue une opportunité unique pour transformer le secteur minier congolais en véritable moteur de développement durable.
En filigrane, la présidente de Glencore RDC affirme que l’avenir minier du pays devra se construire sur la durabilité, la transparence et surtout l’investissement dans l’humain.
Lydia Mangala


