En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Fonds National de Réparations des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves (FONAREV) intensifie son plaidoyer pour la reconnaissance internationale des atrocités commises en République Démocratique du Congo.
Deux événements majeurs sont organisés à New York en collaboration avec la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR) ainsi que la Mission permanente de la RDC auprès des Nations Unies.
Une conférence de haut niveau sur 30 ans de conflits armés en RDC

Le premier rendez-vous est fixé pour ce lundi 22 septembre 2025, de 10h00 à 14h30, à la Jay Conference (109 W 39th St, 2nd Fl, New York).
Sous le thème : « Trente ans de conflits armés en RDC : appel à la reconnaissance des génocides oubliés ou ignorés, à la vérité et à la justice », cette conférence rassemblera experts, diplomates, organisations internationales et société civile afin de rappeler l’ampleur des crimes subis par les populations congolaises.
L’objectif est d’inscrire la mémoire des victimes dans l’agenda international, dénoncer l’impunité et exiger des mécanismes de vérité, de justice et de réparations durables.
L’art comme outil de mémoire et de résilience
Du 23 au 26 septembre 2025, une exposition artistique intitulée « L’Art pour la paix et la résilience » se tiendra à THE BLANC (15 E 40th Street, New York, NY 10016), en partenariat avec l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa.
À travers sculptures, peintures et installations, les artistes congolais offriront un espace de mémoire et d’espérance, démontrant que l’art peut devenir un puissant vecteur de guérison individuelle et collective après des décennies de violences.
Deux rendez-vous pour porter la voix des victimes

En organisant ces deux événements parallèles, le FONAREV entend rappeler à la communauté internationale que les souffrances des Congolais ne peuvent plus être passées sous silence.
Au-delà du plaidoyer, il s’agit d’un appel vibrant à la solidarité mondiale afin que vérité, justice et réparations deviennent une réalité pour les millions de victimes des guerres en RDC.
Lydia Mangala


