Après cinq années de mobilisation en faveur de l’entrepreneuriat féminin en République démocratique du Congo, le réseau Pluri’Elles passe un nouveau cap stratégique avec la mise en place officielle de son Conseil d’administration, baptisé Pluri’Elles 2.0. Cette étape démontre la volonté de consolider la gouvernance de l’organisation, d’assurer une transparence totale et de pérenniser ses actions en faveur des femmes entrepreneures à travers le pays.
Une institutionnalisation nécessaire pour un impact durable
Lors de la célébration des cinq ans de Pluri’Elles à Lubumbashi, capitale économique du cuivre, Marceline Kaozi, Présidente du réseau, a annoncé le passage de Pluri’Elles de SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) à SAS (Société par Actions Simplifiée). Ce changement statutaire symbolise une ouverture du capital, une institutionnalisation et une volonté de pérenniser la vision de Pluri’Elles au-delà de sa fondatrice.
Par la même occasion, elle avait souligné que l’autonomisation des femmes n’est pas un simple slogan, mais une stratégie de développement durable basée sur la formation, le leadership, la formalisation et la solidarité entre femmes.
Depuis sa création, Pluri’Elles a étendu ses programmes de Kinshasa à Lubumbashi, en passant par Kikwit et le Kwilu, touchant un large public avec des initiatives concrètes et mesurables. La structuration du Conseil d’administration du réseau vise à garantir la vision stratégique, renforcer la transparence et faciliter l’accès aux ressources pour soutenir l’entrepreneuriat féminin.
Les missions du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration de Pluri’Elles 2.0 est composé de dix membres notamment :
– Tim Mutay,
– Marceline Kaozi,
– Prof. Marie-Hortense Manyonga,
– Joel Mbele,
– Elie McNay Nkashama,
– Henry Dubier,
– Flora Dilu,
– Nelly Tshela Mutay,
– Dr. Christian Mulamba,
– Nathalie Tshioko
– Dr. Willy Mwintshi Kabeya.
Il aura pour principales missions de définir et superviser une stratégie de développement à long terme, renforcer les mécanismes de gouvernance et de transparence, développer des partenariats stratégiques et faciliter l’accès aux financements ainsi qu’accompagner les femmes entrepreneures vers la formalisation et la croissance durable de leurs entreprises.
Pluri’Elles 2.0 : trois piliers pour l’impact
La nouvelle phase de Pluri’Elles repose sur trois axes majeurs :
– Externalisation de la RSE : Pluri’Elles accompagne les entreprises pour transformer leurs bonnes intentions en actions concrètes auprès des femmes et des communautés. Cette approche permet aux sociétés de bénéficier d’une « tranquillité d’esprit 2.0 », tout en soutenant l’impact social local.
– Création d’une Fondation : Cette structure permettra de structurer l’engagement sociétal de Pluri’Elles, d’amplifier son soutien aux femmes et jeunes entrepreneurs, et d’atteindre les communautés les plus vulnérables avec des programmes ciblés.
– Ambition assumée : Pluri’Elles entend devenir un acteur de référence de l’entrepreneuriat féminin en RDC, catalyseur d’initiatives économiques et sociales à fort impact, et modèle d’inclusion et de résilience.
Une vision précise pour les cinq prochaines années
Les prochaines années seront consacrées à l’expansion des programmes de Pluri’Elles, au renforcement des partenariats et à l’amplification de son influence dans l’écosystème entrepreneurial. « Basi batongi mboka », rappelle le réseau, affirmant que le développement inclusif passe par l’autonomisation économique des femmes.
Avec Pluri’Elles 2.0, la RDC voit se structurer un réseau solide, capable de soutenir les femmes entrepreneures sur le long terme, d’accompagner leur formalisation, et de leur offrir les outils nécessaires pour créer de la valeur et générer un impact durable sur l’économie nationale.
Lydia Mangala


