Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Samuel Roger Kamba, a réagi au discours sur l’état de la Nation du Président Félix-Antoine Tshisekedi et aux Accords de Washington, signés récemment dans le cadre du processus de paix engagé avec le Rwanda.
Dans sa déclaration, il a souligné que les orientations du Chef de l’État constituent désormais une feuille de route à exécuter sans délai.
Un discours présidentiel perçu comme une directive formelle
Pour le ministre, le message du Président de la République ne relevait pas du registre habituel des déclarations politiques.
« Ce que le Président a exprimé allait bien au-delà de simples intentions : c’était un appel à la mobilisation générale », a rappelé Samuel Roger Kamba, insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une orientation formelle adressée à l’ensemble du gouvernement.
« Désormais, c’est l’action qui compte. Maintenant », a-t-il martelé,que l’époque des déclarations théoriques est révolue.
Santé, paix et sécurité : un triptyque désormais indissociable
Revenant sur les Accords de Washington, le ministre a insisté sur la relation directe établie entre santé publique, stabilité nationale et sécurité du territoire.
« Un peuple affaibli par les maladies est un peuple vulnérable », a-t-il souligné, rappelant que la faiblesse sanitaire ouvre la voie à l’instabilité, et que l’instabilité, à son tour, compromet tout développement durable.
Ainsi, la santé publique ne doit plus être considérée uniquement comme un secteur social, mais bien comme une priorité de sécurité nationale.
Appliquer et produire des résultats visibles
Samuel Roger Kamba affirme que sa responsabilité, en tant que membre du gouvernement, est désormais d’appliquer les directives présidentielles et transformer cette vision en progrès mesurables.
Il détaille les axes prioritaires d’action entre autres rendre les soins accessibles sur tout le territoire, renforcer l’équipement et la fonctionnalité des hôpitaux, améliorer la formation du personnel médical et consolider les systèmes de prévention pour une protection durable.
Pour lui, les résultats doivent être visibles, dans chaque province, pour chaque Congolais.
Un engagement renouvelé envers les institutions
Le ministre a exprimé sa reconnaissance au Président de la République pour la vision stratégique exprimée, ainsi qu’à la Première ministre Judith Suminwa et aux équipes gouvernementales qui travaillent sans relâche.
Il précise que les Accords de Washington ne doivent pas être considérés comme une finalité.
« C’est un outil. Notre responsabilité est de l’utiliser pleinement », a-t-il rappelé.
L’immobilisme serait une faute
Clôturant son intervention, Samuel Roger Kamba a rappelé que l’heure n’est plus aux débats, mais à l’exécution.
« Chacun connaît sa mission. À nous de travailler. L’immobilisme serait une faute. L’action, notre devoir », a-t-il conclu.
Pour lui, la RDC entre dans une phase cruciale où les engagements doivent se traduire en résultats concrets, afin de consolider la paix, renforcer la santé publique et poursuivre la construction nationale.
Lydia Mangala


