Dans un échange en direct sur le réseau social X avec le journaliste Stanis Bujakera, le député Peter Kazadi s’est exprimé sur plusieurs dossiers majeurs qui agitent la République démocratique du Congo. Entre la situation sécuritaire à l’Est, les tensions politiques et la question sensible de la révision constitutionnelle, l’ancien ministre a défendu la ligne du pouvoir en place.
Le député a d’abord évoqué la situation sécuritaire, affirmant qu’une tentative d’incursion visant l’aéroport de Kisangani aurait été neutralisée par les Forces armées de la RDC. Selon lui, cette opération, attribuée à des forces hostiles soutenues par le Rwanda, illustre la persistance des menaces contre l’intégrité territoriale du pays.
Abordant ensuite la coalition d’opposition « C64 », Peter Kazadi a qualifié ce regroupement de « projet de déstabilisation ». Il a appelé ses membres, à l’exception de Martin Fayulu, à clarifier leur position face à l’agression attribuée au Rwanda, estimant que cette question doit être au cœur des prises de position politiques.
Sur le débat constitutionnel, le député a rejeté l’idée d’une alternance immédiate, jugeant un tel scénario « inconcevable » en période de guerre. Il a également estimé que « l’écriture de l’actuelle Constitution ne permet pas son application intégrale », relançant ainsi les discussions sur une éventuelle réforme du texte fondamental.
L’échange a également pris une tournure plus personnelle lorsqu’il a évoqué Jean-Marc Kabund, affirmant avoir contribué à son parcours politique au sein de l’UDPS, une déclaration qui illustre les tensions persistantes au sein de l’ancienne famille politique.
Cet entretien met en lumière les profondes divergences sur la gestion de la sécurité nationale et sur l’avenir institutionnel du pays, dans un contexte politique toujours marqué par de fortes tensions.
Joëlle Luniongo


