C’est depuis le vendredi dernier que le gouvernement provincial de Kinshasa avait dépêché une équipe de terrain afin de procéder à la démolition des habitations qui longent la rivière surnommée « Mayi ya ntaba » par les résidants de ce coins de la commune de Ngaliema, précisément dans l’avenue Mapenza.
Une opération menée par le ministre provincial chargé des Infrastructures et des travaux publics, Alain Tshilungu, en collaboration avec celui de l’Environnement, Léon Mulumba, avec un objectif précis qui est celui de lutter contre l’urbanisation sauvage, l’occupation illégale de l’espace mais aussi lutter contre les catastrophes naturelles auxquelles la ville de Kinshasa fait face actuellement.
Les démolitions avancent, le centre hospitalier AKRAM touché

Cette opération de démolition a migré du côté gauche de la rivière Mayi ya ntaba et a atteint une partie du centre hospitalier AKRAM, sans toucher la salle réservée pour la maternité qui pourtant est érigée à une distance près de cette rivière.
Mécontents et attristés, les autorités de ce centre hospitalier n’ont voulu pas s’exprimer au micro de Zolanews.net mais tout de même, il était possible de lire la tristesse dans leur visages.

Après le centre hospitalier AKRAM, les bâtiments voisins qui longent la route Nguma passant vers l’entrée Mont Fleury n’ont pas été épargnés.
Les occupants ont commencé à vider les lieux avant que le pire ne puisse arriver.

Pour rappel, cette opération de démolition que le gouvernement provincial de Kinshasa mène sur l’avenue Mapenza devrait normalement concerner plusieurs autres maisons construites illégalement le long de cette rivière. Ainsi, elle s’ajoute aux opérations similaires déjà menées tel que dans la concession de l’ONATRA à Kintambo Magasin, ainsi qu’au rond-point Kabambare, dans la commune de Barumbu.

Selon les infos recueillies sur terrain par l’équipe ZolaNews.net, les propriétaires de ces maisons construites le long de cette rivière avaient déjà été mis en demeure par le gouvernement provincial depuis novembre 2024. Une mis en demeure sans réaction de leur part.
Ben Mandjolo


