Dans le cadre de la mobilisation des ressources locales, une convention de collaboration a été officiellement signée, le mercredi 15 avril, entre l’Hôtel de ville et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), instituant une nouvelle taxe dénommée « taxe spéciale conventionnelle pour l’appui à la reconstruction ».
Porté par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki et le président national de la FEC, Robert Malumba Kalombo, cet accord vise à renforcer la coopération entre les autorités publiques et le secteur privé, dans une dynamique de relance économique et d’amélioration des conditions de vie des populations kinoises.
Concrètement, cette taxe sera exclusivement payée par les opérateurs économiques membres de la FEC. Les fonds collectés seront logés dans un compte co-géré par les parties prenantes, avec pour objectif de financer des projets structurants au bénéfice de la capitale.
Au-delà de la simple mise en place d’un nouvel instrument fiscal, cette initiative a pour objectif de structurer les mécanismes de financement du développement urbain. Elle prévoit notamment la fixation claire des modalités de perception de cette taxe spéciale, ainsi que la mutualisation des efforts en matière de sensibilisation et de mobilisation des recettes.
Dans ce cadre, les deux parties s’engagent également à renforcer la collecte de certaines taxes existantes, notamment la taxe d’estampillage et de conformité des emballages à caractère industriel ou commercial, ainsi que la taxe d’assainissement et d’enlèvement des immondices.
L’exécutif provincial veut donc instaurer un climat de confiance avec les opérateurs économiques, en mettant l’accent sur la transparence, la prévisibilité et la stabilité du cadre des affaires, afin de faire de Kinshasa une ville moderne, mieux structurée et capable de répondre aux défis liés à son expansion rapide.
En misant sur ce partenariat stratégique, la ville de Kinshasa espère poser les bases d’un modèle de financement durable, capable de soutenir des investissements à fort impact et de contribuer à une croissance économique inclusive.
Lydia Mangala


