La célébration de la Tabaski cette année à Kinshasa a revêtu une dimension particulière, celle d’une réconciliation historique. Sur l’esplanade du Centre culturel d’Afrique centrale, une foule importante de fidèles a prié à l’unisson, sous le regard du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et du conseiller du Chef de l’État aux affaires religieuses, l’abbé Théodore Tshilumba Wa Kabeya.
Le sermon du cheikh Youssouf Dibondo a résonné comme un appel fort à la cohésion. S’appuyant sur les enseignements du prophète Mohammed, il a insisté sur le fait que la foi musulmane est indissociable de l’amour de la patrie et du respect des institutions. Cette célébration a également été l’occasion d’exprimer la reconnaissance de la communauté envers le Président de la République pour son soutien, notamment à travers l’octroi d’un espace destiné à la construction d’une future mosquée.
La solidarité a constitué l’un des temps forts de la journée, illustrée par le geste du ministre de la Justice, qui a offert la bête destinée au sacrifice rituel. Le cheikh Abdallah Mangala, figure influente de la communauté, a saisi cette occasion pour adresser des prières en faveur de la paix en République démocratique du Congo, rappelant que la Tabaski symbolise avant tout le pardon, le partage et la fraternité.
Ce qui marque particulièrement cette édition, c’est la volonté affichée de dépasser les divisions qui ont, par le passé, fragilisé la communauté musulmane. La présence de différentes sensibilités réunies dans un même lieu de prière témoigne d’un véritable tournant vers l’unité. Le ministre Guillaume Ngefa a d’ailleurs été salué comme l’un des artisans de cet apaisement, son implication ayant contribué à favoriser ce climat de rapprochement.
Enfin, le message transmis au nom du Chef de l’État a conclu cette journée sur une note d’espoir, invitant les fidèles à faire du vivre-ensemble un pilier de leur engagement citoyen. Un rappel que la cohésion sociale demeure l’une des clés essentielles pour renforcer l’unité nationale en République démocratique du Congo.
Joëlle Luniongo


