Un drame d’une rare violence a secoué la commune de Kisenso, au sud de Kinshasa, où un homme d’une trentaine d’années a été arrêté pour avoir tué sa mère, âgée de plus de 60 ans. Selon les premières informations, le crime serait survenu à la suite d’une violente dispute liée à une dette estimée à 10 000 dollars américains.
Une scène macabre découverte par la police
Le bourgmestre Godé Atswel a indiqué que le suspect, un Congolais récemment refoulé d’Europe, vivait avec sa mère dans un appartement du quartier Régideso. D’après les autorités locales, il l’aurait d’abord étranglée avant de mutiler le corps à l’aide d’une machette. Certaines parties auraient été brûlées, tandis que d’autres auraient été conservées dans un congélateur.
Alertés par des odeurs nauséabondes persistantes, les voisins ont prévenu la police. À leur arrivée, les agents ont découvert des fragments humains, notamment une jambe, une partie de la colonne vertébrale et la tête, à la fois dans le congélateur et sur le sol de l’habitation. Le suspect a été retrouvé caché sous un lit.
Placée en détention, la personne interpellée doit comparaître en procédure de flagrance. Le bourgmestre a également évoqué des éléments particulièrement troublants, notamment des soupçons selon lesquels certaines parties du corps auraient été consommées par le suspect, un point qui reste à confirmer par l’enquête judiciaire.
Réactions et poursuite de l’enquête
Sur place, plusieurs témoignages font état de rumeurs évoquant la destruction partielle des restes et de possibles actes de cannibalisme. Toutefois, ces allégations doivent encore être formellement établies par les investigations en cours.
Les autorités judiciaires assurent vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, qui a profondément choqué les habitants de Kisenso. À ce stade, aucune communication officielle détaillée supplémentaire n’a encore été rendue publique par l’autorité municipale.
Dans le quartier, l’émotion reste vive. Les riverains, encore sous le choc, attendent des clarifications ainsi que des mesures renforcées pour garantir la sécurité dans leur commune.
Joëlle Luniongo


