Le projet de réorganisation administrative de la commune de Mont-Ngafula marque un coup d’arrêt. Réuni lundi 13 avril 2026, le Conseil communal a décidé de surseoir à l’examen du texte, pointant des irrégularités dans la procédure engagée par l’exécutif local.
Lors de cette session, le président du Conseil communal, Yoshoua Kasongo, a reconnu la pertinence de l’initiative, tout en dénonçant un non-respect des étapes légales. Selon lui, la proposition de découpage aurait dû être soumise au Conseil pour approbation avant toute transmission au gouverneur.
Faute d’avis conforme, le Conseil a décidé de renvoyer le dossier à la commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ), chargée d’en examiner les contours et de formuler des recommandations.
Présent à cette séance, Jospin Bonge Esampela a salué cette décision, estimant qu’elle permettra d’approfondir l’analyse du projet et de corriger d’éventuelles insuffisances, tant sur le fond que sur la forme.
Ce projet vise à améliorer la gouvernance locale en rapprochant l’administration des citoyens, dans un contexte où l’éloignement des services publics complique la gestion quotidienne. Il ambitionne également de renforcer la sécurité et de stimuler le développement à l’échelle des quartiers.
Pour rappel, la proposition, introduite le 13 mars dernier, prévoit la création de dix nouveaux quartiers : Bumba, Kinzonzi, Lumbu, Musende, Mbepongo, Batangu, Mpesa, Mukanga, Matusila et Papa Simon Kimbangu. Ces entités seraient issues de la subdivision de quartiers existants tels que Saya, Mitendi, Kimvula, Matadi-Mayo, Kimbuta, Mbuki, Kimwenza, CPA Mushie, Kindele et Mama-Yemo.
En attendant les conclusions de la commission PAJ, le projet reste en suspens, révélant les exigences de rigueur qui encadrent toute réforme territoriale dans la capitale congolaise.
Joëlle Luniongo


