À l’issue de la cérémonie de béatification de Floribert Bwanachui, le dimanche 15 juin 2025 à Rome, l’Office Congolais de Contrôle (OCC) a décidé d’instituer le 7 juillet, date de son assassinat en 2007, comme journée nationale de sensibilisation à la lutte contre la corruption.
Cette annonce, faite par le président du Conseil d’administration Fortunat Ndambu, marque un renouveau dans la culture d’intégrité de cette institution chargée de la qualité et de la sécurité des produits en RDC.
Un hommage institutionnel au martyr de l’honnêteté
Présent à Rome pour représenter l’OCC, Fortunat Ndambu a rappelé que Floribert Bwanachui a payé de sa vie son refus catégorique de laisser passer des denrées avariées en échange d’un pot-de-vin.
« Cette célébration représente pour nous, à l’Office Congolais de Contrôle, quelque chose de très important que nous devons faire ancrer dans la mentalité de l’agent de l’office », a-t-il déclaré.
Le PCA a souligné le rôle exemplaire de l’ancien inspecteur dans la défense de l’intérêt public.
Le 7 juillet, levier de sensibilisation et de prévention
Désormais, chaque 7 juillet, l’OCC organisera des campagnes internes et des conférences grand public pour rappeler les dangers de la corruption et promouvoir les bonnes pratiques professionnelles.
« Nous avons décrété la date du 7 juillet de chaque année journée de sensibilisation pour conjurer l’OCC du démon de la corruption », a insisté Fortunat Ndambu sur le caractère pédagogique de cette journée.
Motiver pour dissuader : revalorisation des salaires
Pour éviter que la tentation ne naisse de la précarité, l’OCC a ajusté les rémunérations de ses inspecteurs de conformité.
Alors que Floribert BwanaChui percevait 300 dollars à l’époque, ses successeurs touchent aujourd’hui plus de 1 000 dollars par mois.
« Nous faisons un effort sensible de sorte que l’agent OCC soit bien encadré, motivé et ne tombe pas dans le travers de la corruption », a affirmé Fortunat Ndambu.
Les missions renforcées d’un gardien de la qualité
Au-delà de la journée de commémoration, l’OCC réaffirme ses prérogatives : inspection, certification, essais, contrôles techniques, métrologie et contrôle environnemental.
En inscrivant la mémoire de Floribert Bwanachui dans sa pratique quotidienne, l’institution entend cultiver un esprit de responsabilité et d’excellence au service de la santé, de la sécurité et de la prospérité des Congolais.
Lydia Mangala


