Le Ministre délégué en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu, a reçu en audience, le mardi 16 septembre 2025, Patrick Fata Makunga, Directeur Général du Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
La rencontre, qui s’est tenue à Kinshasa, a été l’occasion d’échanges fructueux sur des thématiques de grande portée, notamment la campagne internationale #Genocost et la mobilisation de la diaspora congolaise.
La campagne Genocost, un plaidoyer pour la mémoire des victimes
L’un des points saillants de cette audience fut la présentation de la campagne Genocost, une initiative internationale qui vise à faire reconnaître et commémorer le génocide congolais.
Ce dernier s’est manifesté au fil des décennies à travers les violences armées, les massacres à répétition et l’exploitation illégale des ressources naturelles, en particulier dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Le Ministre Crispin Mbadu a rappelé que cette campagne, portée par des voix citoyennes et soutenue par les institutions nationales, constitue un impératif moral et politique pour honorer la mémoire des victimes et réclamer justice.
La diaspora congolaise, un levier stratégique
Au-delà du plaidoyer national, Crispin Mbadu a insisté sur l’importance d’impliquer la diaspora congolaise dans ce processus.
Pour lui, la communauté congolaise vivant à l’étranger est un acteur clé pour porter ce combat à l’échelle internationale, amplifier la voix des victimes et sensibiliser l’opinion mondiale.
« La diaspora dispose d’un espace privilégié pour interpeller les décideurs et renforcer la diplomatie mémorielle du Congo », a-t-il affirmé, soulignant que l’État congolais reste déterminé à accompagner ce mouvement.
Le rôle central du FONAREV

Pour sa part, Patrick Fata a réaffirmé l’engagement du FONAREV à travailler en synergie avec le Gouvernement afin de garantir justice et réparations aux victimes des violences sexuelles et des crimes graves.
Selon lui, la campagne Genocost représente non seulement un devoir de mémoire, mais aussi une démarche de réparation symbolique, complémentaire aux actions concrètes que mène déjà le Fonds en faveur des survivantes et survivants.
Une perspective internationale
Les deux autorités ont convenu de poursuivre leurs discussions en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévue à New York.
L’objectif est de renforcer la coordination entre le Gouvernement, le FONAREV et la diaspora congolaise afin d’élever la question du génocide congolais au rang de priorité internationale et d’obtenir une reconnaissance globale des crimes subis par les populations congolaises.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui appuie pleinement la campagne Genocost. Pour le Chef de l’État, il s’agit d’un combat de justice et de dignité nationale, mais aussi d’un signal fort adressé à la communauté internationale pour qu’elle reconnaisse l’ampleur des souffrances endurées par le peuple congolais.
Lydia Mangala


