La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a rencontré, ce mercredi 21 mai 2025, le Commissaire européen aux Partenariats internationaux, Jozef Sikela, pour poser les bases d’une coopération renforcée entre la République démocratique du Congo et l’Union européenne.
Au cœur de leurs échanges, l’intégration économique de la région des Grands Lacs, la création d’emplois durables et l’attraction d’investissements porteurs.
Une vision partagée pour l’intégration économique régionale
Dès l’entame de la discussion, Thérèse Wagner et Jozef Sikela ont souligné la nécessité d’un corridor économique solidement structuré reliant la RDC à ses voisins.
La ministre congolaise a insisté sur la vitalité des échanges transfrontaliers, arguant que sans harmonisation des normes douanières et facilitation des transports, les potentialités minières et agricoles resteront inexploitées.
Le Commissaire européen a réaffirmé l’appui de l’UE à des projets de routes et de plateformes logistiques, précisant que la connectivité intra-africaine figurait désormais au cœur de la stratégie de Bruxelles pour stimuler la croissance durable en Afrique centrale.
Des investissements ciblés pour des emplois durables
Les deux responsables ont ensuite orienté leurs discussions vers la question de l’emploi, s’accordant pour dire que le progrès économique doit impérativement s’accompagner d’une montée en compétences de la main-d’œuvre locale.
Thérèse Wagner a présenté les programmes de formation professionnelle lancés par Kinshasa, tandis que Sikela a dévoilé un fonds de soutien européen destiné à cofinancer des centres d’apprentissage technique dans le secteur de l’énergie et des technologies vertes.
L’objectif affiché est celui de transformer les promesses d’investissement en opportunités concrètes sur le terrain, où chaque nouveau projet créera des emplois stables et valorisants pour les jeunes Congolais.
Vers un partenariat stratégique équilibré
Au terme de leur entretien, la ministre et le Commissaire ont convenu de mettre en place un groupe de travail mixte RDC-UE chargé de suivre la mise en œuvre de ces engagements.
Ce mécanisme visera à garantir un dialogue permanent sur les priorités mutuelles, de la sécurisation des approvisionnements en matières premières à la promotion de l’économie circulaire.
En quittant Bruxelles, Thérèse Wagner a réaffirmé la volonté de la RDC de construire avec l’Union européenne un partenariat fondé sur le respect mutuel et la réciprocité, où chaque accord profitera à la stabilité et à la prospérité partagée dans la région des Grands Lacs.
Lydia Mangala


