Dans un contexte où le secteur minier congolais demeure un pilier essentiel de l’économie nationale, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a ouvert le mardi 9 septembre 2025 à Lubumbashi un atelier spécial de haut niveau consacré à la mise en œuvre du Cahier des charges des entreprises minières et à la problématique de l’envahissement des sites concédés aux exploitants artisanaux.
Ce rendez-vous de quatre jours, organisé par la Chambre des Mines de la FEC, l’ITIE-RDC et l’IDAK, constitue une étape décisive pour harmoniser la sécurité, la gouvernance et l’impact socio-économique du secteur extractif en République Démocratique du Congo.
Une démarche pour renforcer la gouvernance minière
Dans son allocution d’ouverture, le Vice-Premier Ministre a souligné l’importance de réconcilier la richesse minérale du pays avec le bien-être des communautés riveraines.
Selon lui, l’exploitation artisanale, qui constitue le moyen de subsistance principal de plus d’un million de Congolais, doit être reconnue, encadrée et intégrée dans un cadre légal cohérent.
Cette démarche vise à transformer ce secteur en un levier de croissance inclusive, capable de générer des revenus durables, de créer des emplois pour la jeunesse et de favoriser l’émergence d’une classe moyenne nationale.
Jacquemain Shabani a rappelé que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, place la sécurité, la justice sociale et la transparence au cœur de la gestion minière.
Il a insisté sur le fait que l’exploitation irrégulière des sites miniers fragilise non seulement l’économie mais compromet également la stabilité sociale et la cohésion nationale.
Résoudre le phénomène d’envahissement
La question de l’envahissement des périmètres concédés par les exploitants artisanaux représente un véritable défi pour l’État et les entreprises minières.
Le Vice-Premier Ministre a expliqué que l’atelier offre une plateforme où toutes les parties prenantes, y compris les communautés locales, les exploitants artisanaux et les entreprises minières, peuvent élaborer ensemble des solutions réalistes et durables.
Il a souligné que cette problématique nécessite une approche inclusive et coordonnée, soutenue par une volonté politique ferme et un engagement institutionnel solide.
Vers une exploitation responsable et bénéfique pour tous
Le VPM a également mis l’accent sur la nécessité de formaliser l’exploitation artisanale afin d’en faire un outil de développement social et économique.
Cette formalisation permettra d’améliorer la rémunération des exploitants, d’assurer une meilleure sécurité sur les sites, et de maximiser les retombées économiques pour les communautés riveraines.
La transparence, la redevabilité et la justice sociale sont ainsi placées comme piliers pour valoriser pleinement les ressources naturelles et transformer le potentiel minier en moteur réel de croissance et de paix.
Une feuille de route pour l’avenir

L’atelier se veut également une étape préparatoire à l’élaboration d’une feuille de route nationale, intégrant les recommandations des missions de la CNLFM et les analyses des autorités provinciales et nationales.
Cette feuille de route permettra au Gouvernement d’adopter des mesures concrètes pour sécuriser les sites miniers, réguler l’exploitation artisanale, lutter contre la fraude et renforcer la contribution du secteur au développement durable.
À travers cet atelier, le VPM Jacquemain Shabani réaffirme la volonté du Gouvernement congolais de mettre en place une politique minière intégrée, responsable et socialement bénéfique, afin que chaque ressource exploitée contribue à la prospérité des populations et au renforcement de l’État de droit.
Lydia Mangala


