Chers Compatriotes,
Pendant plus de trois décennies, notre pays a été meurtri par une interminable guerre injuste et insidieuse, alimentée par des intérêts extérieurs, des ambitions régionales et le silence complice de la communauté internationale. Plusieurs accords signés n’ont rien produit à ce jour.
L’Accord de Paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda nous offre une opportunité de mettre fin à ce cycle de violence dans l’Est du pays.
Ce n’est pas un accord comme les autres. Ce n’est pas une répétition des échecs du passé. Il constitue une brèche stratégique, diplomatique et militaire dans ce désastre que connaît notre pays depuis les années 1990.
Ce que la RDC gagne stratégiquement :
1. La reconnaissance de notre souveraineté
Pour la première fois depuis les années 1990, la présence militaire rwandaise dans l’Est du pays est officiellement reconnue dans un cadre diplomatique formel, et son retrait est exigé dans un délai contraignant.
C’est la fin de l’hypocrisie diplomatique, et le début d’un rapport de force basé sur le droit, non sur l’influence.
2. Un calendrier de retrait et un mécanisme de surveillance international
L’accord impose la mise en place immédiate d’un mécanisme conjoint RDC–Rwanda avec des observateurs internationaux (USA et Qatar). Chaque partie devra rendre compte de ce qu’elle fait ou ne fait pas.
3. La stabilisation de l’Est et retour progressif de l’État
La cessation des hostilités va permettre à notre armée de reconquérir nos territoires occupés, sans nouvelles agressions extérieures. C’est l’occasion de restaurer l’autorité de l’État, de réinstaller les populations déplacées et de relancer le développement local.
4. Un avantage économique décisif
La paix permettra de relancer l’exploitation légale de nos minerais, de récupérer nos circuits économiques, et de conclure des partenariats transparents avec des investisseurs sérieux, notamment les États-Unis.
Nous ne perdrons plus nos richesses par la contrebande. Elles serviront enfin au peuple congolais.
5. Le renforcement de notre position diplomatique
Pour la première fois, les États-Unis et d’autres puissances mondiales prennent fait et cause pour notre pays.
Nous ne sommes plus seuls. Et quiconque violera cet accord devra désormais rendre des comptes à la communauté internationale.
Cet accord est largement à notre avantage puisque le Rwanda subit :
1. La perte d’un levier stratégique historique
Le Rwanda perd ce qu’il avait toujours maintenu : un droit de regard illégal sur notre territoire, qu’il exerçait par des groupes armés comme le M23.
Cet accord met fin à l’influence militaire rwandaise à l’Est du Congo.
2. L’isolement diplomatique sur la question congolaise
L’accord de Washington est signé sans conditions politiques en faveur du M23, et sous médiation étrangère, hors du contrôle de Kigali. Le Rwanda n’impose plus son rythme ni ses exigences. Il ne dicte plus la paix.
3. La perte de contrôle sur les ressources congolaises
Le retrait des groupes armés et le retour de l’État congolais dans les zones minières priveront le Rwanda d’un accès illicite aux minerais congolais. Les filières d’or, de coltan, de cassitérite seront assainies et nationalisées.
4. Une contrainte diplomatique permanente
Le Rwanda ne pourra plus intervenir sans violer ouvertement l’accord. Toute ingérence militaire future sera sanctionnée par la communauté internationale.
C’est une perte majeure de liberté stratégique pour Kigali, désormais contraint par le droit et l’observation internationale.
Ce qu’il faut comprendre, chers compatriotes
Ce n’est pas un accord de compromis : c’est un accord de rupture. La RDC n’a rien perdu, elle a au contraire obtenu le respect de son territoire, la promesse de la paix, et la possibilité de transformer ses ressources en richesses nationales.
Vive la RDC !
Vive la paix retrouvée !
Vive notre souveraineté !


