Le gouvernement congolais a pris une mesure exceptionnelle en interdisant aux responsables administratifs de quitter leurs entités respectives. Cette décision, communiquée par un message officiel du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, vise à assurer un encadrement optimal de la population en cette « période cruciale ».
Selon le document daté du 18 février 2025 et adressé aux gouverneurs de province, aux responsables des forces de sécurité et aux autorités locales, tous les animateurs des entités territoriales doivent demeurer sur place afin de garantir la stabilité et l’ordre public.
Bien que le message ne précise pas les raisons exactes de cette interdiction, la mesure intervient alors que le pays fait face à une situation sécuritaire préoccupante, notamment dans l’Est de la RDC, où les tensions avec les rebelles du M23 et l’armée rwandaise s’intensifient.
L’instruction du ministère de l’Intérieur met l’accent sur la nécessité pour les autorités locales d’être aux côtés de leurs administrés et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer leur encadrement. Il est également demandé aux destinataires du message d’accuser réception de la directive et d’appliquer strictement les consignes.
Cette mesure traduit la volonté du gouvernement de renforcer le contrôle sur le territoire national en maintenant les autorités locales à leurs postes. Elle souligne aussi l’importance d’une gouvernance de proximité, notamment en période de crise.
Toutefois, l’impact de cette décision sur le terrain reste à observer, alors que de nombreux défis, notamment logistiques et sécuritaires, pourraient compliquer son application.
Lydia Mangala


