À la veille du choc tant attendu entre le Cameroun et le Maroc en quarts de finale de la 35ème édition de la CAN, l’ambiance est montée d’un cran ce jeudi à Rabat. Face aux médias, le sélectionneur des Lions Indomptables, David Pagou, a livré une analyse pleine de réalisme, plaçant volontairement toute la pression sur les épaules des Lions de l’Atlas.
« On ne compare pas ce qui est incomparable »
Loin de l’arrogance parfois associée au football camerounais, David Pagou a débuté son intervention par un vibrant hommage au football marocain et à son homologue, Walid Regragui. Pour le technicien camerounais, l’écart sur le papier est une réalité qu’il ne sert à rien de nier.
« Walid Regragui a disputé une demi-finale du Mondial, on ne compare pas ce qui est incomparable. Nous, on va essayer de les challenger », a-t-il déclaré avec humilité en conférence de presse d’avant-match.
Le sélectionneur a également souligné la différence de standing individuel entre les deux effectifs. Face au Médias, il a cité l’exemple du capitaine marocain.
« C’est le Maroc qui a les stars. Achraf Hakimi joue au PSG, c’est le meilleur joueur africain ; il n’y a aucun Camerounais à ce niveau. », a-t-il rappelé.
Le Maroc, grand favori à domicile…

Pour ce quart de finale prévu ce vendredi 9 janvier 2026 à 19h00 GMT au Stade Prince Moulay Abdellah, Pagou refuse de porter le costume de favori, malgré le prestige historique du Cameroun sur le continent.
« Le Maroc est le favori naturel, demi-finaliste de la Coupe du monde. On ne dira jamais ici que le Cameroun est favori. On joue le pays organisateur, une grosse équipe. Ce sera un match difficile. », a une nouvelle fois prévenu David Pagou.
Si le discours semble prudent, David Pagou n’en oublie pas pour autant l’esprit de compétition qui anime les Lions Indomptables. Conscient de l’ampleur de la tâche face à une équipe qui ne chute presque jamais sur ses terres, il voit dans cette statistique un levier de motivation pour ses joueurs.
« Je ne suis pas historien, mais ça fait très longtemps que le Maroc n’a pas perdu à domicile. Ce sera une motivation supplémentaire », a-t-il lancé, laissant entendre que son équipe est prête à créer l’exploit de ce tournoi.
Le coup d’envoi sera donné ce vendredi à Rabat. Entre un Maroc porté par le mur rouge de son public et un Cameroun qui avance masqué, ce quart de finale s’annonce déjà comme l’un des sommets de cette CAN 2025.
Josaphat Mayi, à Rabat


