Après l’annonce du départ de Walid Regragui de son poste de sélectionneur national du Maroc, les hommages se multiplient, mais celui d’Achraf Hakimi résonne avec une force particulière. Plus qu’une simple relation entre un joueur et son coach, c’est le lien entre un leader de terrain et son mentor qui s’est exprimé sur les réseaux sociaux.
En reprenant les rênes des Lions de l’Atlas dans un moment charnière, Walid Regragui, récemment remplacé par Mohamed Ouahbi, n’a pas seulement dirigé une équipe. Il a insufflé une âme. Achraf Hakimi a tenu à souligner ce travail exceptionnel, rappelant que sous l’ère Regragui, le Maroc a brisé des plafonds de verre que l’on pensait infranchissables.

« Ton leadership, ta passion et ta vision ont inspiré non seulement les joueurs, mais aussi tout un pays et des millions de supporters à travers le monde », a rappelé le latéral droit du Paris Saint-Germain dans son post Instagram.
Ces mots traduisent l’impact sociétal de l’épopée vécue, notamment lors de la Coupe du Monde 2022, où le monde entier a découvert l’audace marocaine. Le défenseur du Paris Saint-Germain a mis en avant les valeurs fondamentales prônées par le technicien de 50 ans : la discipline, le travail, et surtout la célèbre « Niya » (la bonne foi). C’est cette foi inébranlable qui a permis de souder un vestiaire et de transformer des talents individuels en une unité de combat respectée sur tous les continents.
Pour Hakimi, Regragui a réussi le pari de restaurer la fierté nationale en montrant que le talent local n’avait rien à envier aux plus grandes nations du football. En qualifiant Regragui de « légende », Hakimi ne parle pas seulement de statistiques et de résultats, mais d’une trace émotionnelle. Le départ du sélectionneur marque la fin d’un cycle riche en émotions, laissant derrière lui une sélection transfigurée et prête à relever de nouveaux défis.
« Merci de nous avoir fait rêver et d’avoir porté nos couleurs avec tant de fierté », conclut le latéral droit, résumant ainsi le sentiment de tout un peuple qui a vibré au rythme des exploits des Lions sous l’égide de Walid.
Josaphat Mayi


