Dans un contexte de tensions persistantes en République démocratique du Congo, notamment dans ses régions orientales, la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) a tenu un Sommet Extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement.
Réuni en format virtuel, ce jeudi 13 mars 2025, ce sommet, présidé par le Président de la République du Zimbabwe, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, s’inscrit dans une dynamique régionale visant à instaurer un processus de paix durable dans la RDC.
Une plateforme de dialogue et d’action régionale
Lors de cette rencontre, les hauts responsables de la SADC, accompagnés des représentants des États membres tels que la RDC, le Zimbabwe, le Botswana, Madagascar, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie, et bien d’autres; se sont penchés sur les récentes évolutions de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Le Sommet a permis de prendre connaissance du rapport sur la Mission de la SADC dans la RDC (SAMIDRC), dont les conclusions soulignent la dégradation des conditions sécuritaires, avec la prise de contrôle de Goma et Bukavu ainsi que le blocage des principales voies d’approvisionnement, impactant sévèrement l’acheminement de l’aide humanitaire.
Des mesures décisives pour restaurer la paix
Face à ces constats alarmants, le Sommet a adopté plusieurs mesures fortes. Parmi celles-ci, la décision de terminer le mandat de SAMIDRC et de lancer un processus de retrait progressif des troupes de la SADC déployées sur le terrain. Cette démarche, symbolique et opérationnelle, vise à réaffirmer l’engagement des partenaires régionaux en faveur d’une solution politique et diplomatique globale.
En effet, le Sommet a réitéré la nécessité d’un dialogue inclusif, intégrant à la fois les acteurs étatiques et non étatiques, afin de restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC. Dans cette optique, la fusion des processus de médiation de Luanda et de Nairobi, avec l’inclusion de facilitateurs supplémentaires, a été approuvée, marquant ainsi un revirement stratégique dans la gestion du conflit.
Une solidarité internationale et des appels à l’humanitarisme
Les représentants de la SADC ont également exprimé leur profonde préoccupation face aux pertes humaines et aux souffrances infligées par le conflit. Le Sommet a rendu hommage aux soldats défunts et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, tout en appelant à un respect strict des principes humanitaires internationaux.
Par ailleurs, la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, Resolution 2773, qui guide les efforts de paix en RDC, a été saluée pour son rôle en tant que cadre normatif de référence dans la quête d’une paix durable.
Engagements et remerciements
Le Sommet a conclu en réaffirmant l’engagement indéfectible de la SADC à soutenir la RDC dans la sauvegarde de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.
Le président Félix Tshisekedi a exprimé sa gratitude pour le soutien continu de la SADC, soulignant que cette coopération régionale est essentielle pour relever les défis sécuritaires et humanitaires qui secouent le pays.
Les efforts conjoints de l’Union africaine, de la Communauté de développement de l’Afrique australe, ainsi que des autres acteurs régionaux, se présentent désormais comme une réponse collective à la crise, visant à instaurer un climat de stabilité et de prospérité.
En somme, ce Sommet Extraordinaire de la SADC, en réunissant les principaux décideurs régionaux autour des enjeux sécuritaires de la RDC, marque une étape cruciale dans la recherche d’une solution politique à long terme.
La fin du mandat de SAMIDRC et le retrait progressif des troupes, associés à une approche diplomatique renouvelée, illustrent la volonté des partenaires africains et internationaux de contribuer activement à la restauration de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Lydia Mangala


