L’avez-vous aussi constaté ? En appliquant, durant cette CAN Maroc 2025, la doctrine du silence tactique, nous sommes en train de reprendre le contrôle de notre narratif souverainiste. Jadis, notre erreur stratégique était de saturer notre propre espace informationnel avec le narratif sur notre agresseur.
En anthropologie politique, cela revient à valider la #centralité de l’autre dans notre propre histoire. Chaque dénonciation, chaque Guy Malela, chaque cri de colère, paradoxalement, maintenait leur pertinence et nourrissait l’égrégore de leur puissance supposée. Nous étions réactifs, jamais créatifs.
Avec cette CANMaroc2025, la RDC initie une rupture épistémologique : le rebranding par l’indifférence souveraine. Nous ne parlons que de nous-mêmes. Toza même plus ko kiper bango. 12 +, 16 Pro Max… Il ne s’agit pas d’oublier les crimes, mais de redéfinir la scène. Nous cessons d’être des « victimes de Y » pour redevenir simplement, et puissamment, des Congolais.
Cette manœuvre de guerre cognitive a trois objectifs :
1. L’asphyxie symbolique : priver l’adversaire de notre attention, qui est sa ressource la plus précieuse pour son #approche victimaire et pour exister sur la scène internationale.
2. La projection positive : occuper le vide ainsi créé par nos succès, notre culture, notre résilience et notre joie naturelle (« Fimbu »). Nous imposons notre propre agenda.

3. En élevant notre niveau de jeu diplomatique, sportif, culturel la toxicité et la barbarie de l’agresseur apparaîtront non plus comme une force effrayante, mais comme un anachronisme pathétique.
Chers Congomani, la leçon est désormais intégrée : « L’excellence est la forme la plus aboutie de la résistance. Notre grandeur n’a pas besoin de leur nketo pour briller. Elle éclatera de fait et de droit ». Osons l’excellence…
Laurent K. Mavinga


