Alors que les 48 équipes qualifiées sont désormais connues, la FIFA a lancé la dernière phase de vente des billets pour la Coupe du monde 2026. Plus de trois millions de places restent disponibles, avec un système basé sur le principe du « premier arrivé, premier servi », malgré de nombreuses critiques sur des prix jugés particulièrement élevés.
Cette ultime phase de vente a débuté le 1er avril pour une compétition prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les billets sont accessibles via la plateforme officielle, avec des mises en ligne progressives, y compris le jour même de certains matchs.
Pour espérer obtenir une place, les supporters doivent passer par une file d’attente virtuelle pouvant durer plusieurs heures. Une fois leur tour arrivé, ils disposent de seulement 20 minutes pour finaliser leur achat.
Des tarifs très variables selon les affiches

Les prix fluctuent fortement en fonction des rencontres. Par exemple, les 242 billets encore disponibles pour France–Irak, prévu le 22 juin à Philadelphie, étaient affichés à 430 dollars.
Pour l’entrée en lice des États-Unis face au Paraguay, le 12 juin à Los Angeles, les tarifs oscillaient entre 1 940 et 2 735 dollars. D’autres rencontres, comme celles de l’Iran à Los Angeles ou à Seattle, proposaient des billets compris entre 140 et 500 dollars.
Le match Angleterre–Croatie, prévu le 17 juin à Dallas, offrait encore quelques places autour de 310 dollars. Quant au match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, les billets les moins chers atteignaient 1 410 dollars, en nette hausse par rapport aux phases précédentes.
Certaines affiches très attendues, notamment les matchs de la France contre le Sénégal et la Norvège, ainsi que ceux de l’Argentine et du Brésil, sont déjà indisponibles.
Une tarification dynamique assumée
Face aux critiques, la FIFA justifie ces variations par une « tarification dynamique », basée sur l’attractivité des matchs et le niveau de la demande. Selon l’organisation, certains billets conservent leur prix initial, tandis que d’autres augmentent en fonction de l’intérêt suscité.
Au total, près de sept millions de billets sont proposés pour cette édition. Plus de trois millions ont déjà été vendus lors des phases précédentes. L’objectif est désormais de dépasser le record de 3,5 millions de billets écoulés lors de la Coupe du monde 1994.
Cette édition 2026 s’annonce historique. Pour la première fois, 48 équipes participeront à la compétition, avec un total de 104 matchs, dont la majorité se jouera sur le sol américain.
Une polémique persistante sur les prix
Malgré l’engouement, la politique tarifaire continue de susciter de vives critiques. Des organisations de supporters et de consommateurs dénoncent des prix excessifs et des procédures d’achat jugées peu transparentes.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, justifie ces tarifs par une demande exceptionnelle, évoquant plus de 500 millions de requêtes enregistrées en début d’année.
Quelques billets à prix réduit, autour de 60 dollars, ont bien été réservés aux clubs officiels de supporters, mais ces quotas auraient été presque entièrement écoulés avant l’ouverture au grand public.

Enfin, pour les supporters n’ayant pas obtenu de billets, une plateforme officielle de revente doit rouvrir. Toutefois, là aussi, les prix restent élevés, la FIFA n’intervenant pas directement dans les transactions entre particuliers, sauf au Mexique où la revente au-dessus du prix d’achat est théoriquement interdite, une règle souvent contournée en pratique.
Ben Mandjolo


