Le Gouvernement provincial de la ville de Kinshasa a réagi, le vendredi 12 juin 2026, aux incidents survenus lors de la manifestation organisée par l’opposition. Dans un communiqué officiel signé par le Ministre provincial de la Santé, Hygiène, Prévention, Affaires sociales, Actions humanitaires, Personnes vulnérables et porte-parole du gouvernement, Patricien Gongo Abakazi, l’exécutif provincial déplore des violences et annonce des mesures judiciaires.
Selon le document, le sit-in initialement autorisé au terrain Assossa aurait connu un débordement après le non-respect de l’itinéraire convenu avec les autorités urbaines. Le gouvernement affirme que les organisateurs se seraient « affranchis des conditions fixées », entraînant des tensions sur le terrain.
D’après les premières données officielles, les incidents n’ont pas fait de pertes en vies humaines, mais ont occasionné « vingt blessés légers, dont 15 policiers et 5 manifestants », ainsi que « près de cinq véhicules incendiés ».
Le Gouvernement provincial rappelle que sa mission première demeure la garantie de la sécurité publique, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la continuité des activités économiques, administratives et éducatives. Il cite notamment la perturbation potentielle des épreuves du TENASOSP en cours.
Tout en réaffirmant que la liberté de manifestation est un droit constitutionnel, l’exécutif insiste sur le fait qu’elle doit s’exercer dans le respect des lois et des droits des autres citoyens.
« Elle ne saurait, en aucune circonstance, prévaloir sur le fonctionnement régulier des institutions de la République », souligne le communiqué.

Le gouvernement provincial fait également état, sur la base d’informations de ses services de sécurité, d’un mode opératoire qu’il juge préoccupant. Celui-ci consisterait à recruter des individus vulnérables, parfois sous l’emprise de substances prohibées, pour les placer en première ligne et provoquer les forces de l’ordre.
L’exécutif condamne fermement ces pratiques, estimant qu’elles « n’ont rien à voir avec l’exercice légitime des droits et libertés démocratiques » et exposent la population à des risques sécuritaires.

En conséquence, le gouvernement provincial annonce qu’il se réserve le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités.
Le communiqué réaffirme enfin l’attachement des autorités provinciales aux libertés publiques, à l’État de droit et au dialogue démocratique, tout en rappelant que ces libertés ne peuvent être invoquées pour porter atteinte à l’ordre public ou aux institutions.
Le Gouvernement provincial a également salué le professionnalisme des services de sécurité déployés lors de ces événements, estimant que leur intervention a permis de contenir les débordements et de limiter les dégâts.


Lydia Mangala


