La célébration de la Journée Mondiale de la liberté de la presse s’est tenue le lundi 5 mai 2025, au Fleuve Congo Hôtel. Cela, à travers une activité présidée par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo dans laquelle ont pris part plusieurs personnalités tant politiques que publiques.
Lors des panels, plusieurs experts ont partagé leur expérience dans cette activité qui s’est tenue sous le thème : « Le journaliste congolais face au défi de l’intelligence artificielle : information et désinformation en temps de guerre d’agression ».
Parmi eux, Melshor Essomassor, expert en intelligence artificielle a, aux côté de Kamanda Wa Kamanda, Président de l’Union nationale de la Presse Congolaise et du Professeur N’sana Bitendu, démontré les enjeux existant sur l’usage à bon escient de l’intelligence artificielle, autour des transformations profondes de l’information à l’ère de l’IA générative, entre risques de manipulation et nouvelles responsabilités éditoriales.

« Je suis officiellement utilisateur Top Tier des APIs d’OpenAI et bêta-testeur des nouveaux modèles. Depuis 2022, avec Fatshimetrie.org, je développe ce qui est sans doute le premier média congolais automatisé, conçu pour Générer du contenu à partir de données publiques (plus d’un million d’articles indexés en 6 langues différentes); Produire des indicateurs dynamiques et démontrer par l’usage comment l’IA peut servir la transparence, l’analyse et la structuration de l’information. », a expliqué Melshor Essomassor, expert en intelligence artificielle.
Cela, avant de renchérir en disant :
« Là où beaucoup parlent d’IA, je m’efforce d’en démontrer les usages, ici et maintenant, dans un contexte local, complexe et exigeant. Dans l’audience, certains journalistes ont reconnu avoir consulté les articles de Fatshimetrie.org, l’avoir utilisé pour leur monitoring, sans savoir qu’aucun humain n’en est l’auteur, à part moi qui teste les codes et les modèles. », a-t-il révélé.
Par ailleurs, Melshor est revenu sur la polémique autour de l’intelligence artificielle qui tuerait la vie professionnelle de plusieurs.
« L’intelligence artificielle ne menace pas le journalisme congolais. Elle nous pousse à réinventer nos méthodes, à renforcer notre esprit critique, et à bâtir de nouvelles alliances entre l’humain et la machine. C’est par l’expérimentation et la rigueur que nous répondrons aux défis de demain», a-t-il souligné.
Joséphine Mawete


