Lors du forum organisé ce jeudi 25 septembre 2025 par Ebuteli, Dirk Shaka, Coordonnateur de la Coalition Le Congo N’est Pas À Vendre (CNPAV), a dévoilé les contours de la deuxième édition du Prix Kanyaka.
Une initiative citoyenne originale qui place la lutte contre la corruption au cœur du débat public. Ce prix, selon Dirk Shaka, est plus qu’une distinction mais il se veut un outil de mobilisation et de conscientisation pour faire évoluer les comportements et renforcer la gouvernance en République démocratique du Congo.
Un Prix doublement significatif
Dirk Shaka a précisé que le Prix Kanyaka repose sur deux catégories distinctes : l’une récompensant l’intégrité, et l’autre dénonçant l’acte de corruption ayant eu le plus grand impact négatif sur la société congolaise. Cette approche duale traduit la volonté de conjuguer reconnaissance et vigilance citoyenne.
L’objectif est de créer un mouvement où les Congolais deviennent eux-mêmes acteurs de la lutte contre la corruption, en mettant en lumière tant les initiatives positives que les dérives à combattre.
Retour sur la première édition
La première édition, tenue en 2024, avait distingué l’honorable Jean-Baptiste Kasekwa. Ce député s’était illustré par un engagement ferme contre la corruption parlementaire, notamment en refusant des avantages indus et en dénonçant publiquement des pratiques financières jugées abusives.
Dirk Shaka a présenté ce lauréat comme un symbole dans la lutte anticorruptive.
Cette distinction a permis de sensibiliser l’opinion publique et d’inscrire la lutte contre la corruption dans une démarche citoyenne active.
Participation citoyenne et transparence
Le coordonnateur a insisté sur le caractère participatif du Prix Kanyaka.
La Coalition a partagé un questionnaire durant le forum pour recueillir les avis du public et permettre à chacun de proposer des noms de personnes ou d’institutions méritantes.
Selon Dirk Shaka, cette démarche démocratique vise à impliquer directement les citoyens dans le processus, rendant ainsi la lutte contre la corruption plus inclusive.
Il a souligné que ce n’est pas seulement un prix mais une plateforme de dialogue et de vigilance citoyenne qui permet à chacun de contribuer à la transparence et à la bonne gouvernance.
Un espace d’engagement collectif
Pour Dirk Shaka, le Prix Kanyaka va bien au-delà de la simple remise d’un trophée. C’est un catalyseur d’actions collectives contre la corruption.
Il a expliqué que la Coalition entend utiliser cette initiative pour fédérer différents acteurs notamment les citoyens, les institutions, les autorités publiques, autour d’une cause commune. Le prix devient ainsi un levier pour mobiliser, informer, sensibiliser et renforcer l’action citoyenne.
Il a invité le public à devenir acteur du changement puisque la corruption ne se combat pas uniquement par des lois, mais par une conscience collective et une vigilance permanente.
Prochaines étapes
Dirk Shaka a indiqué que la deuxième édition du Prix Kanyaka suivra un processus rigoureux, avec une phase de nomination, une publication des candidats retenus, puis un vote citoyen pour désigner les lauréats.
Il a invité les participants du forum à répondre au questionnaire et à proposer des noms jusqu’à la date limite.
En conclusion, il a remercié Ebuteli pour avoir offert une plateforme à cette initiative et a lancé un appel à une implication massive de la société civile en affirmant que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous.
Lydia Mangala


