Le football congolais a officiellement ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Réunie ce mercredi en Assemblée générale extraordinaire élective, dans le cadre prestigieux du salon Congo du Pullman Hôtel Kinshasa, la Fédération Congolaise de Football Association a mis un terme définitif à sa période de normalisation. Sans surprise, mais avec une solennité historique, l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba, a été plébiscité à la présidence de l’instance faîtière du football national.
Seul candidat en lice au terme d’un processus électoral intense, le nouveau président de la FECOFA a bénéficié d’un soutien massif. Sur les 68 bulletins glissés dans l’urne, 65 ont été valablement exprimés, scellant un verdict sans appel : 60 votes favorables, 3 défavorables et 2 bulletins nuls. Une victoire écrasante qui confère au nouveau Comité exécutif une légitimité forte pour engager les chantiers de refondation du football congolais.
Parmi les réactions majeures à ce scrutin, celle de Dieudonné Sambi Nsele Lutu était particulièrement attendue. En sa qualité d’ancien président du Comité de normalisation (CONOR), l’homme qui a piloté la transition de la fédération a tenu à saluer, avec force et élégance, le triomphe de son successeur. Dans un message empreint de solennité et d’immense fierté, il a qualifié ce scrutin d’élection magistrale.
Pour l’ancien dirigeant du CONOR, le score obtenu par Véron Mosengo-Omba reflète la confiance du milieu sportif.
« Cette victoire éclatante, acquise à une large majorité, témoigne de la confiance absolue et de l’espoir immense que le monde du football place en sa vision, son expertise et son leadership », a-t-il déclaré.
Au-delà des chiffres, Dieudonné Sambi a également mis en exergue la portée diplomatique de l’événement. La présence de superviseurs de la FIFA et de la CAF, ainsi que de nombreux dirigeants de clubs, confère au mandat du nouveau président une dimension internationale significative.
Selon lui, ce déploiement constitue « le signal fort d’un Congo qui rayonne à nouveau et qui s’impose comme un acteur majeur du football continental et international ».
L’ancien président de la transition n’a pas manqué d’associer l’ensemble des membres élus à cette victoire, rappelant que le nouveau comité porte désormais le destin d’une nation passionnée. Il a également rendu hommage aux artisans discrets, conseillers, militants et passionnés qui ont œuvré dans l’ombre avec résilience pour rendre possible ce dénouement.
Alors que le football congolais ambitionne de retrouver son lustre d’antan, tant sur le plan des infrastructures que de la compétitivité de ses équipes nationales et de ses clubs, ce mandat apparaît comme celui de la refondation et de la professionnalisation.
En conclusion, Dieudonné Sambi a rappelé l’importance symbolique du football en République démocratique du Congo.
« Le football en République Démocratique du Congo n’est pas qu’un sport, c’est une âme, une ferveur nationale », a souligné l’ancien dirigeant.
En formulant ses vœux de réussite pour un mandat placé sous le signe de la renaissance, de la performance et de la grandeur, il a passé le témoin avec un mot d’ordre clair, résolument tourné vers l’avenir.
« Que le travail commence, et que vive le football congolais », a-t-il conclu, appelant ainsi à une nouvelle ère d’engagement, de rigueur et de renaissance pour le football national.
Les urnes ont parlé, la page de la normalisation est tournée. Place désormais à l’action.
Josaphat Mayi


