Le ministère du Genre, Famille et Enfant a apporté son appui, le week-end dernier à la Foire internationale de Kinshasa (Fikin), à une initiative destinée à renforcer l’autonomisation économique des jeunes filles, des femmes vulnérables et des déplacées venues de l’Est de la RDC.
Pendant deux jours, l’ONG IBA Center a animé des sessions intensives de master class en maquillage professionnel, réunissant plusieurs dizaines de femmes issues de différents quartiers de la capitale.
Une formation pour créer des opportunités économiques
Ces sessions, basées sur l’apprentissage des techniques modernes du maquillage, ont pour objectif de doter les participantes de compétences pratiques et immédiatement exploitables.
Elles pourront ainsi accéder à des activités génératrices de revenus, ouvrir de petits salons de beauté, offrir des services professionnels à domicile ou encore développer leurs propres micro-entreprises.
Les organisateurs ont insisté sur le fait que cette formation se veut une réponse concrète aux défis du chômage féminin, de la prostitution de survie et de la mendicité, réalités difficiles qui touchent particulièrement les jeunes filles à Kinshasa.
Un engagement institutionnel pour l’autonomisation des Congolaises
Représentant la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Toto Fosca, conseillère administrative, a salué l’initiative ainsi que la motivation des participantes.
« Je félicite les jeunes filles et les femmes qui s’engagent dans ces métiers. La formation professionnelle constitue un levier essentiel pour l’autonomisation économique des Congolaises. Je souhaite beaucoup de succès à ces journées de master class en maquillage », a-t-elle déclaré.
Ce soutien institutionnel renforce la volonté du ministère de multiplier les actions concrètes pour promouvoir le leadership féminin et offrir aux femmes des outils leur permettant de sortir durablement de la précarité.
Une initiative porteuse d’espoir
L’ONG IBA Center, spécialisée dans la formation en maquillage, coiffure et soins esthétiques, a organisé cette activité en partenariat avec Intelligence Territoriale Australia.
Selon les responsables, les participantes pourront rapidement mettre en pratique les connaissances acquises, que ce soit dans leurs quartiers ou dans le cadre d’une micro-entreprise.
Cette initiative représente un progrès en faveur de l’inclusion économique et sociale des femmes congolaises, et témoigne de l’impact tangible des formations professionnelles dans le renforcement de l’autonomie féminine.
Lydia Mangala


