Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a présidé ce jeudi 23 avril 2026, une séance de restitution consacrée à l’évaluation des contrats de performance signés entre le gouvernement et plusieurs établissements publics. La rencontre s’est tenue au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa et a permis de faire le point sur les résultats enregistrés au titre de l’exercice 2025.
Cette réunion intervient environ sept mois après une première évaluation à mi-parcours. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi régulier de ces contrats de performance, un mécanisme de gouvernance axé sur les résultats et la redevabilité des structures publiques placées sous la tutelle du ministère du Plan.
Trois principaux établissements étaient concernés par cette évaluation, notamment l’Institut national de la statistique INS RDC, l’Agence nationale pour la promotion des investissements ANAPI et l’Unité de coordination des partenariats public-privé UC-PPP.
Dans son intervention, Guylain Nyembo a salué des progrès globalement encourageants, indiquant un taux d’exécution d’environ 61 % des actions programmées. Toutefois, il a également exprimé des réserves face à certaines insuffisances, précisant que près de 24 % des actions prévues n’ont connu aucune réalisation.
Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la discipline de gestion et la culture du résultat au sein des établissements publics. Pour lui, la performance ne doit plus être considérée comme un objectif optionnel, mais comme une exigence permanente dans l’action publique.
Il a également appelé les responsables des structures concernées à améliorer la rigueur dans l’exécution des projets, à assurer un meilleur suivi des activités et à produire des rapports fiables et réguliers. Selon lui, la transformation de l’administration passe désormais par des résultats concrets, mesurables et vérifiables.
Guylain Nyembo a par ailleurs rappelé l’importance du respect strict des dispositions de l’arrêté ministériel instituant le comité de suivi et d’évaluation, notamment la tenue régulière des revues trimestrielles et la digitalisation progressive des outils de pilotage.
Lancé en mars 2025, le dispositif des contrats de performance vise à moderniser la gestion publique en RDC en instaurant une logique de transparence, de responsabilité et de résultats. Les autorités entendent progressivement étendre ce mécanisme à d’autres établissements publics afin de consolider une culture de performance durable au sein de l’administration congolaise.
Lydia Mangala


