Fermé à la suite d’actes répétés de vandalisme, sans réparation des préjudices causés, le stade Tata Raphaël était au centre d’une réunion stratégique tenue le lundi 9 février 2026 autour du Ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu.
Cette rencontre a réuni la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), la Commission de gestion de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), le Secrétariat général aux Sports, ainsi que les gestionnaires des stades des Martyrs et Tata Raphaël.
Travaux irréversibles et reprise annoncée du championnat
Les échanges ont porté sur la gestion et le fonctionnement des infrastructures sportives, ainsi que sur l’organisation du championnat national. À l’issue de cette réunion, les parties ont confirmé que la poursuite des travaux de réhabilitation du stade Tata Raphaël est irréversible, notamment en prévision du tournoi de l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (UNIFFAC).
Cette avancée ouvre la voie à une reprise prochaine du championnat national, longtemps suspendu.
« L’Excellence a promis que le championnat va reprendre incessamment. Tous les matchs sont reprogrammés. Un communiqué sera publié dès demain reprenant l’ensemble des rencontres. Le championnat n’est pas arrêté, il faut juste un peu de patience », a rassuré Roger Bakulubakisa, Secrétaire national de la Commission de gestion de la LINAFOOT.
Une reprise conditionnée par un acte d’engagement des clubs
Toutefois, le Ministre des Sports et Loisirs a été ferme : la reprise du championnat sera strictement conditionnée. Les clubs devront signer un acte d’engagement, les rendant responsables du comportement de leurs supporteurs.
« Les actes de vandalisme sont souvent le fait des supporteurs des clubs. Chaque équipe doit gérer sa communauté. Les clubs doivent être conséquents et savoir à quoi s’en tenir avant la reprise », a précisé la Commission de gestion de la LINAFOOT.
Les autorités sportives ont également lancé un appel à la responsabilité des supporters, avertissant que des mesures sévères seront désormais appliquées à l’encontre de toute personne impliquée dans des actes de vandalisme dans les stades.
La FECOFA promet des sanctions plus sévères
De son côté, la FECOFA a annoncé un durcissement sans précédent des sanctions disciplinaires.
« Nous avons interpellé nos ligues et les clubs. Dorénavant, nous n’allons pas aller de mains mortes. Les sanctions ne se limiteront plus aux amendes. Il y aura des retraits de points, voire des relégations en Ligue 2 », a déclaré Lily Tshimpumpu, Secrétaire générale du Comité de normalisation de la FECOFA.
Elle a souligné que ces mesures visent à préserver l’image du football congolais, gravement affectée par les violences et les actes de vandalisme, et à instaurer une culture de responsabilité et de discipline dans les stades.
Il est désormais établi que les auteurs d’actes de vandalisme seront sévèrement sanctionnés, et que les clubs sont appelés à collaborer étroitement avec les autorités sportives pour y mettre définitivement fin, afin de garantir des compétitions sûres, crédibles et respectueuses des infrastructures publiques.
Lydia Mangala


