La problématique des loyers a refait surface à Kinshasa set particulièrement dans la commune de Limete, où les administrés expriment leur mécontentement face à une augmentation généralisée et parfois abusive des tarifs locatifs.
Le bourgmestre adjoint, Isaac Mukendi, a récemment fait part de ses préoccupations et a appelé à une intervention responsable des autorités compétentes pour rétablir l’ordre dans le secteur.
Des loyers imposés et des contrats déséquilibrés
Selon Isaac Mukendi, de nombreux citoyens ont sollicité l’intervention des autorités communales pour limiter la flambée des loyers, phénomène qui a fortement impacté le pouvoir d’achat des familles.
Il rappelle cependant que la régulation du secteur locatif ne relève pas directement de la compétence communale, mais doit se conformer à la Loi n°15/025 du 31 décembre 2015 relative aux baux à loyers non professionnels.
« En principe, le montant du loyer doit résulter d’une négociation libre entre le bailleur et le preneur », souligne-t-il, citant l’Article 21 de la loi.
Dans la réalité, observe-t-il, les prix sont souvent imposés unilatéralement par les propriétaires, accompagnés de garanties locatives excessives et de paiements anticipés quasi systématiques.
Les contrats de bail, poursuit-il, s’apparentent de plus en plus à de véritables contrats d’adhésion, contraignant le locataire à accepter des clauses strictes sous peine de se retrouver sans logement.
Une réforme nécessaire pour protéger les citoyens
Face à cette situation préoccupante, Isaac Mukendi appelle à une action concertée des ministères sectoriels et des élus nationaux.
Il insiste sur la nécessité d’établir un barème locatif adapté au contexte social, tenant compte à la fois de la nature du bien loué et de la zone d’implantation. Selon lui, cette mesure pourrait contribuer à protéger les ménages vulnérables et à rétablir la confiance entre bailleurs et locataires.
« La réforme de la loi relative aux baux à loyers non professionnels apparaît désormais indispensable », conclut Isaac Mukendi et exhorte les parlementaires à inscrire ce dossier à l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire afin de trouver des solutions durables.
Lydia Mangala


