Maya-Rose Botshila Bandona et Germaine Kapinga Muamba, lauréates du programme FDEC, ont partagé, durante le deuxième panel axé sur « Femmes d’Exception et inclusion financière : de la formation à l’autonomie économique », leur expérience et les bénéfices concrets de la formation en gestion financière.
L’impact de la formation sur les structures collectives
Maya-Rose Botshila Bandona, présidente de la Coopérative des Femmes et Maraîchères du Congo (COOPEFEMAC) et ingénieur agronome spécialisée en zoothermie, a expliqué les difficultés rencontrées avant la formation.
« L’autre difficulté que j’ai eue, c’est avec une institution de la place, parce qu’ils estiment que les denrées agricoles ont beaucoup de risques. Il y avait aussi le manque d’orientation financière. Cette formation, en tant que leader de la structure, m’a permis d’apprendre à faire le bilan et à monter un business plan. Le travail a été excellent », a-t-elle déclaré.

Elle a également souligné l’effet multiplicateur de la formation.
« Quand moi j’apprends, c’est une centaine de femmes qui apprennent. Ces femmes maraîchères, si elles ne sont pas formées, quel résultat donneront-elles sur le plan technique ? La formation peut, de bouche à oreille, atteindre des milliers et des milliers de gens », a-t-elle ajouté.
L’autonomie financière individuelle grâce à la formation

Germaine Kapinga Muamba, apprenante du programme, a partagé son expérience personnelle.
« Avant, je ne savais pas calculer les charges directes et les charges indirectes de mon restaurant. Depuis que j’ai suivi cette formation, je peux différencier ces charges et connaître mon seuil de rentabilité. Cela m’a beaucoup aidée », a-t-elle expliqué.
Elle a également évoqué les nouvelles opportunités de collaboration créées par la formation.
« Comme j’ai un restaurant, je vais collaborer avec Maya-Rose pour commander des légumes de bonne qualité », a-t-elle précisé, démontrant aussi la mise en réseau du marché.
Un mot pour résumer leur apprentissage
Les deux participantes ont résumé leur expérience en un mot, révélateur de l’impact de la formation.
Maya-Rose : « Entrepreneuriat »et Germaine : « Seuil de rentabilité ».
Ces témoignages montrent comment la formation FDEC ne se limite pas à transmettre des connaissances théoriques, mais permet également aux femmes d’améliorer concrètement leurs activités et de renforcer leur autonomie économique tout en inspirant d’autres femmes autour d’elles.
Lydia Mangala


